Né en 1974 à Paris, Nicolas Pariser grandit dans une famille d'intellectuels et d'artistes, baigné dans les débats politiques et les livres. Il suit des études de philosophie avant d'intégrer la Fémis, où il réalise plusieurs courts métrages remarqués. Son premier long métrage, Le Grand Jeu, sort en 2015 et reçoit un accueil critique enthousiaste, le film traitant du complot et des médias avec une intelligence rare. Il confirme avec La Révolution française en 2020, une série historique en deux parties qui renouvelle le genre. Nicolas Pariser s'est imposé comme un cinéaste engagé, capable de mêler réflexion politique et divertissement populaire, toujours avec une érudition souriante.
Nicolas Pariser s'inspire du cinéma politique des années 1970, notamment des films de Costa-Gavras, qui ont su mêler suspense et dénonciation. Il admire également le cinéma d'Alain Resnais, pour sa construction narrative complexe et son rapport à la mémoire. La littérature, de Balzac à Georges Perec, l'influence dans sa manière de construire des personnages et des intrigues en cascade. Il puise aussi dans le cinéma de genre américain, comme les films de Alan J. Pakula, pour la tension et la paranoïa.
Le style de Nicolas Pariser est élégant, précis, avec des dialogues denses et des plans soigneusement composés. Il aime les longs travellings, les jeux de miroirs, et une lumière qui évoque le cinéma des années 1970. Sa mise en scène est au service de ses scénarios complexes, où chaque détail compte, et où les non-dits sont aussi importants que les mots. Il utilise souvent des ellipses, des retours en arrière et des mises en abîme pour enrichir ses récits.
Nicolas Pariser a reçu plusieurs prix pour ses courts métrages, dont le Prix Jean-Vigo. Le Grand Jeu a été nommé aux Césars dans les catégories du meilleur premier film et du meilleur scénario. Il a également remporté le prix du jury au Festival du film de Belfort pour La Révolution française.
Nicolas Pariser travaille souvent avec l'acteur Melvil Poupaud, qui incarne des figures d'intellectuels torturés. Il collabore avec la scénariste Sophie Fillières sur plusieurs projets. Le chef opérateur Sébastien Buchmann, qui lui a apporté son sens de la lumière, l'accompagne depuis ses courts métrages.
Les thèmes du pouvoir, de la manipulation médiatique et de la vérité sont au cœur de l'œuvre de Nicolas Pariser. Il s'intéresse aux mécanismes de l'information, aux complots et à la manière dont les discours politiques sont construits. La question de l'engagement intellectuel et de la responsabilité de l'artiste est également récurrente.