Né le 21 novembre 1944 à Chicago, Harold Ramis débute comme rédacteur pour le magazine Playboy avant de rejoindre la troupe d'improvisation Second City de Chicago, pépinière de nombreux talents comiques américains. Il coécrit et interprète SOS Fantômes en 1984, immense succès populaire, tout en passant à la réalisation dès 1980 avec Meurtre à la Mode et Le Golf en folie, puis Les Bidasses en folie en 1981. Il connaît son plus grand succès critique en 1993 avec Un jour sans fin, comédie fantastique portée par Bill Murray, aujourd'hui considérée comme un classique du genre et régulièrement citée en référence philosophique. Il réalise ensuite Mafia Blues en 1999 avec Robert De Niro, tout en poursuivant une carrière de scénariste et d'acteur, notamment sur SOS Fantômes 2 en 1989. Il meurt le 24 février 2014 à Chicago des suites d'une maladie auto-immune.
Sa formation à l'improvisation au sein de la troupe Second City de Chicago, aux côtés de futurs membres du Saturday Night Live, a profondément marqué son sens du dialogue et du comique de situation. Son travail d'écriture pour Playboy lui a également transmis un goût pour l'observation satirique de la société américaine et de ses institutions.
Harold Ramis privilégie une comédie généreuse, souvent construite autour d'un personnage égocentrique amené à se transformer au contact des autres, avec un mélange d'humour absurde et de réflexion existentielle discrète, comme en témoigne la structure en boucle temporelle d'Un jour sans fin.
Un jour sans fin est sélectionné par la Bibliothèque du Congrès américain pour être conservé au National Film Registry en raison de son importance culturelle, historique et esthétique.
Bill Murray demeure son collaborateur le plus emblématique, avec lequel il a travaillé à plusieurs reprises comme scénariste et réalisateur, notamment sur SOS Fantômes, Le Golf en folie et Un jour sans fin, bien que leur relation se soit distendue après ce dernier film.
La transformation morale d'un personnage cynique ou égoïste, la répétition et la boucle temporelle comme dispositif de rédemption, ainsi que la satire tendre des institutions américaines, qu'il s'agisse de l'armée, du country club ou de la petite ville, reviennent constamment dans son œuvre.