Vendredi, 28 août 2026
Dernières actualités

Tomm Moore

Parcours

Né le 7 janvier 1977 à Newry, en Irlande du Nord, Tomm Moore déménage enfant avec sa famille à Kilkenny, en République d'Irlande, où il se forme à l'école Ballyfermot et auprès des Young Irish Film Makers. En 1999, il cofonde le studio d'animation Cartoon Saloon avec Paul Young et Nora Twomey, qui deviendra l'un des studios d'animation indépendants les plus salués au monde. Il signe son premier long métrage, Brendan et le secret de Kells, en 2009, coréalisé avec Nora Twomey et coécrit avec Fabrice Ziolkowski, qui lui vaut une première nomination à l'Oscar du meilleur film d'animation. Il poursuit avec Le Chant de la mer en 2014, sur un scénario de Will Collins, qui obtient également une nomination à l'Oscar. Il coréalise en 2014 le segment On Love du film Le Prophète, produit par Salma Hayek, avant de signer en 2020 Wolfwalkers avec Ross Stewart, troisième et dernier volet de sa trilogie consacrée au folklore irlandais, diffusé sur Apple TV+ et une nouvelle fois nommé à l'Oscar du meilleur film d'animation en 2021. Il est également l'auteur de plusieurs bandes dessinées, dont deux romans graphiques en langue irlandaise consacrés à saint Patrick.

Inspirations et Influences

Le folklore et la mythologie celtiques, transmis par la culture irlandaise dans laquelle il grandit à Kilkenny, constituent la matrice fondatrice de l'ensemble de sa trilogie, du Secret de Kells à Wolfwalkers. Sa passion précoce pour la bande dessinée et le dessin traditionnel, qu'il cultive en parallèle de sa carrière de réalisateur avec des romans graphiques comme An Sclábhaí, façonne son attachement à une animation entièrement dessinée à la main. Sa complicité de toujours avec Ross Stewart, ami d'enfance rencontré dès l'âge de onze ans, nourrit également une vision artistique partagée entre sensibilité cartoonesque et souci de naturalisme.

Style de réalisation

Tomm Moore développe un cinéma d'animation entièrement dessiné à la main, refusant la facilité de l'image de synthèse au profit d'une esthétique picturale inspirée de l'enluminure celtique et de la peinture traditionnelle. Sa mise en scène privilégie la stylisation graphique et les motifs géométriques répétés, en particulier dans Le Secret de Kells, tout en sachant s'ouvrir à une texture plus organique et naturaliste dans Wolfwalkers, coréalisé avec Ross Stewart. Son goût pour le folklore et les contes populaires irlandais confère à ses films une dimension à la fois intime et universelle, saluée dans le monde entier.

Distinctions (Oscars, César, Palme d'Or...)

Le Secret de Kells, Le Chant de la mer et Wolfwalkers sont chacun nommés à l'Oscar du meilleur film d'animation, respectivement en 2010, 2015 et 2021, faisant de Tomm Moore l'un des rares cinéastes à obtenir trois nominations consécutives dans cette catégorie sans jamais remporter la statuette. Il reçoit en 2008 le prix Finder's Series des Guildes des réalisateurs d'Irlande et d'Amérique, puis en 2009 le titre de réalisateur européen de l'année au Cartoon Movie.

Collaborateurs réguliers

Il cofonde et dirige le studio Cartoon Saloon aux côtés de Paul Young et Nora Twomey, avec laquelle il coréalise Le Secret de Kells. Il forme avec Ross Stewart, ami d'enfance devenu artiste de développement visuel puis coréalisateur, le duo créatif à l'origine de Wolfwalkers.

Thèmes récurrents

Le folklore et la mythologie celtiques, déclinés à travers moines enlumineurs, sirènes et loups métamorphes, structurent l'ensemble de sa trilogie irlandaise. L'enfance et la transmission entre générations, souvent incarnées par de jeunes héroïnes en quête d'émancipation, traversent également son œuvre. La confrontation entre tradition et modernité, entre nature sauvage et civilisation urbaine, complète enfin sa signature de cinéaste attaché à la préservation du patrimoine irlandais.

🎬 Filmographie (1)

👥 Acteurs associés

🎬 Anecdotes

Tomm Moore et Ross Stewart, coréalisateurs de Wolfwalkers, se connaissent depuis l'âge de onze ans et se comparent eux-mêmes à un vieux couple marié dont les rares désaccords artistiques, comme celui portant sur le degré d'expressivité du personnage du faucon Merlyn, finissent toujours par se résoudre en compromis fructueux pour le film.