Mercredi, 26 août 2026
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Sou Abadi

Parcours

Née en Iran, où elle grandit dans la ville de Rasht, Sou Abadi fréquente assidûment le cinéma de son quartier grâce à un ami de son père, directeur de salle d'origine arménienne, qui propose une riche programmation de films russes, américains et français. Adolescente au moment de la révolution islamique, elle quitte l'Iran à quinze ans pour poursuivre ses études en France, où elle obtient d'abord une maîtrise en sciences appliquées à l'industrie avant de se réorienter vers l'anthropologie et l'ethnologie, séduite par l'œuvre du cinéaste Jean Rouch. Elle débute sa carrière comme monteuse dans les années 1990, travaillant notamment comme assistante sur le long métrage Himalaya, l'enfance d'un chef. En 2002, elle réalise son premier documentaire, SOS à Téhéran, consacré à la situation des femmes en Iran, récompensé du prix du meilleur documentaire au Festival international du film indépendant de Bruxelles. Elle signe ensuite plusieurs courts métrages, dont Bhaï-bhaï, primé aux Lutins du court métrage pour son montage. En 2017, elle réalise son premier long métrage de fiction, Cherchez la femme, comédie inspirée d'anecdotes de réfugiés afghans se faisant passer pour des femmes sous le régime taliban, portée par Félix Moati, Camélia Jordana et William Lebghil, qui reçoit le prix du public au Biografilm Festival de Bologne.

Thèmes récurrents

Son œuvre, documentaire comme fictionnelle, s'attache constamment à la condition des femmes et à la question du voile, envisagées depuis son expérience iranienne comme depuis son regard d'exilée installée en France. Elle aborde également, notamment dans Cherchez la femme, la question de la radicalisation religieuse, qu'elle choisit de traiter par l'humour et la délicatesse plutôt que par la confrontation frontale.

🎬 Filmographie (1)

👥 Acteurs associés

🎬 Anecdotes

À l'âge de douze ans, elle a un coup de foudre pour la version russe d'Hamlet réalisée par Grigori Kozintsev, qu'elle visionne une trentaine de fois dans la salle de cinéma de son quartier à Rasht. Sa rencontre, plus tard en France, avec l'œuvre de l'anthropologue et cinéaste Jean Rouch, fondateur de l'anthropologie visuelle, est déterminante dans son choix de se consacrer au cinéma.