Sam Mendes naît en 1965 en Angleterre et débute sa carrière au théâtre, où il acquiert une réputation solide de metteur en scène avant de se tourner vers le cinéma. Son premier long métrage, American Beauty, sorti en 1999, connaît un succès critique et public retentissant dès sa sortie. Il poursuit avec des projets exigeants comme Les Sentiers de la perdition et Jarhead, confirmant sa capacité à traiter des sujets graves avec une grande maîtrise visuelle. Sa carrière prend un tournant spectaculaire lorsqu'il rejoint l'univers de James Bond, en réalisant Skyfall en 2012, salué comme l'un des meilleurs films de la saga. Il enchaîne avec Spectre en 2015, confirmant durablement sa place au sein du cinéma de studio à très grand spectacle. Il surprend ensuite avec 1917 en 2019, prouesse technique tournée en apparence en un seul plan-séquence continu. Mendes continue depuis d'alterner grandes productions et projets plus personnels, tout en gardant un pied dans la mise en scène théâtrale.
Mendes revendique une forte influence du théâtre, dont il conserve une grande exigence dans la direction d'acteurs et la construction dramatique. Il s'inspire également du cinéma classique américain, notamment dans sa manière de filmer les tensions familiales et sociales. La Première Guerre mondiale et son histoire familiale personnelle nourrissent directement 1917, projet particulièrement intime pour lui. Il cite par ailleurs l'importance de la précision visuelle et technique, héritée de ses nombreuses collaborations avec des directeurs de la photographie de premier plan. Cette double exigence, théâtrale et cinématographique, façonne l'ensemble de son œuvre.
Son style se caractérise par une grande maîtrise visuelle, notamment dans la composition des cadres et l'utilisation de la lumière. Il privilégie une direction d'acteurs précise et exigeante, héritée directement de son expérience théâtrale. Sa mise en scène sait allier intimisme psychologique et ampleur spectaculaire, comme en témoignent aussi bien ses drames que ses films d'action. Il aime également repousser les limites techniques du cinéma, comme le prouve la prouesse du plan-séquence continu de 1917. Cette exigence formelle et narrative fait de lui l'un des réalisateurs les plus respectés du cinéma britannique contemporain.
Sam Mendes remporte l'Oscar du meilleur réalisateur pour American Beauty en 2000, film qui obtient également l'Oscar du meilleur film cette même année. 1917 lui vaut le Golden Globe du meilleur réalisateur ainsi que de nombreuses nominations aux Oscars, confirmant la reconnaissance unanime de ce projet technique ambitieux. Il reçoit également plusieurs récompenses britanniques prestigieuses pour l'ensemble de sa carrière, saluant sa double expertise théâtrale et cinématographique. Ces distinctions placent Mendes parmi les réalisateurs les plus reconnus de sa génération.
Mendes a collaboré à plusieurs reprises avec le directeur de la photographie Roger Deakins, une association qui a profondément marqué l'esthétique de plusieurs de ses films, notamment Skyfall et 1917. Il a également travaillé avec l'acteur Daniel Craig sur deux volets de la saga James Bond. Ses liens avec le monde du théâtre britannique restent aussi très présents tout au long de sa carrière de réalisateur. Ces collaborations durables témoignent de son exigence artistique constante.
La désillusion face aux apparences sociales et familiales constitue un motif central de son œuvre, notamment dans American Beauty. Il explore également fréquemment la guerre et ses conséquences humaines, traitées avec une grande intensité visuelle et émotionnelle. La quête d'identité masculine, souvent confrontée à des figures d'autorité ou de pouvoir, occupe aussi une place importante dans sa filmographie. Enfin, la prouesse technique au service du récit traverse plusieurs de ses projets les plus ambitieux.