🎂 26/05/1970
📍 Nantes, France
🌍 Française
Julien Boisselier grandit à Nantes avant de monter à Paris pour se consacrer entièrement au métier de comédien, un choix qui l'aide à surmonter une timidité qu'il a lui-même qualifiée de maladive. Il suit une double formation exigeante, entre l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, où il travaille sous la direction de Jean-Pierre Bouvier et de Denise Chalem, et le Cours Florent. Cette rigueur académique lui donne des bases solides avant même ses premiers pas professionnels. Ses débuts se font sur les planches dès 1993, dans une mise en scène de Sylvie Testud, avant de s'étendre progressivement à la télévision puis au cinéma. Ce parcours patient, construit loin des projecteurs, façonne un acteur habitué à prendre le temps de mûrir ses rôles.
C'est à la télévision que Julien Boisselier obtient en 1998 l'un de ses premiers rôles marquants, celui d'un jeune père célibataire confronté au harcèlement moral dans le téléfilm De gré ou de force de Fabrice Cazeneuve. Cette œuvre, saluée pour son traitement de la souffrance au travail, participe même à l'évolution de la législation française sur le sujet. Dès 2001, son travail est récompensé par les Lutins du court métrage, qui l'honorent du prix du meilleur acteur pour À découvert de Camille Brottes. Son premier rôle au cinéma survient la même année, dans Nationale 7 de Jean-Pierre Sinapi, où il campe un psychiatre singulier. Cette suite de rôles remarqués, obtenus grâce à un travail de fond plutôt qu'à un coup d'éclat, lui permet de s'installer durablement dans le paysage du cinéma français.
L'année 2004 marque un tournant décisif avec le film Clara et moi, qui le révèle véritablement au grand public dans un rôle principal. Deux ans plus tard, Je vais bien, ne t'en fais pas lui offre l'un de ses rôles les plus marquants, aux côtés de Mélanie Laurent, qui dédiera son César de la révélation féminine à sa performance. La même année, il incarne dans Des fleurs pour Algernon un homme atteint d'un handicap mental devenu génie, une composition exigeante saluée par la critique. En 2010, il endosse le costume du roi dans Henri IV, une performance en costume qui démontre l'étendue de son registre. Il a également marqué les esprits dans des comédies romantiques populaires comme On va s'aimer et J'me sens pas belle.
Julien Boisselier a souvent évoqué l'admiration que lui porte Alain Delon, qui a personnellement contribué à faire progresser sa carrière en le recommandant à plusieurs réalisateurs. Sa formation théâtrale exigeante, sous la houlette de metteurs en scène rigoureux, a également nourri son goût pour la construction méticuleuse d'un personnage. Le cinéma social et engagé, à travers des œuvres comme De gré ou de force, semble aussi avoir orienté durablement sa sensibilité artistique vers des sujets de société.
Julien Boisselier se distingue par un jeu tout en retenue, capable de faire passer une large palette d'émotions par de simples nuances de regard ou de voix. Cette sobriété, hérité de sa formation théâtrale, lui permet d'être aussi crédible dans des comédies romantiques légères que dans des rôles dramatiques exigeants. Son charme naturel, souvent souligné par la critique, ne l'empêche jamais d'aller chercher une vraie complexité psychologique dans ses personnages. Cette alliance entre légèreté apparente et profondeur de jeu constitue l'une des marques de fabrique de sa carrière.
Le soutien d'Alain Delon a marqué un moment clé de sa carrière, l'acteur légendaire ayant contribué à ouvrir plusieurs portes à Julien Boisselier au sein de l'industrie du cinéma français. Il a également multiplié les collaborations avec des réalisateurs de la nouvelle génération des années 2000, à l'image de Benoît Cohen ou Nicolas Boukhrief. Son travail avec Mélanie Laurent sur Je vais bien, ne t'en fais pas reste par ailleurs l'une des associations les plus commentées de sa filmographie.
Aucun engagement humanitaire ou associatif de premier plan n'est aujourd'hui documenté de façon marquée dans le parcours public de Julien Boisselier.