Vendredi, 28 août 2026
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Richard Glatzer

Parcours

Né le 28 janvier 1952 à Flushing, dans le Queens à New York, Richard Glatzer débute sa carrière comme scénariste pour la télévision avant de réaliser en solo, en 1993, Grief, comédie dramatique indépendante sélectionnée au festival de Sundance et inspirée de ses propres expériences de scénariste confronté à l'homophobie du milieu télévisuel. En 1995, il rencontre le cinéaste britannique Paul « Wash » Westmoreland, de quatorze ans son cadet, alors à ses débuts dans le cinéma pornographique gay : leur rencontre marque le début d'une collaboration artistique et amoureuse qui durera vingt ans. Ensemble, ils réalisent en 2001 The Fluffer, regard informé sur les coulisses de l'industrie pornographique, puis connaissent un vrai succès critique et public avec Echo Park, L.A. en 2006, tranche de vie d'une famille latino de Los Angeles récompensée à Sundance. Le duo signe ensuite The Last of Robin Hood en 2013, consacré aux dernières années tumultueuses de la star hollywoodienne Errol Flynn, avant de réaliser en 2014 leur film le plus abouti, Still Alice, portrait d'une professeure de linguistique atteinte d'Alzheimer précoce incarnée par Julianne Moore. Glatzer meurt le 10 mars 2015 à Los Angeles, des suites d'une sclérose latérale amyotrophique diagnostiquée alors qu'il coréalisait ce dernier film.

Inspirations et Influences

Ses débuts comme scénariste de télévision confronté à l'homophobie de l'industrie nourrissent directement Grief, son premier film en solo, et posent les bases d'un cinéma attentif aux marges et aux minorités. Sa rencontre avec Wash Westmoreland, cinéaste venu du cinéma pour adultes, élargit son regard vers une représentation plus libre et plus frontale de la sexualité et du désir, qu'il conjugue avec une grande empathie pour ses personnages. La maladie neurodégénérative qui le frappe durant le tournage de Still Alice, la sclérose latérale amyotrophique, donne une résonance tragique et personnelle supplémentaire à ce film consacré à la perte progressive de soi.

Style de réalisation

Le cinéma coréalisé par Glatzer et Westmoreland se distingue par une grande sensibilité dans le traitement de sujets souvent difficiles, entre marginalité sociale, sexualité et maladie, toujours abordés avec pudeur et sans complaisance. Leur mise en scène privilégie l'intimité et la justesse d'interprétation, laissant une large place au jeu des acteurs pour installer une empathie profonde envers des personnages en crise. Cette approche atteint son sommet avec Still Alice, où la caméra épouse la subjectivité vacillante de son personnage principal pour faire ressentir de l'intérieur la progression de la maladie.

Distinctions (Oscars, César, Palme d'Or...)

Echo Park, L.A. remporte le Grand Prix du jury et le prix du public au festival de Sundance en 2006, ainsi que le Humanitas Prize. Still Alice vaut à son actrice Julianne Moore l'Oscar de la meilleure actrice en 2015, tandis que Glatzer et Westmoreland reçoivent conjointement pour le scénario le Humanitas Prize.

Collaborateurs réguliers

Sa collaboration artistique et personnelle avec Wash Westmoreland, rencontré en 1995 et épousé en 2013, structure l'intégralité de sa filmographie après Grief. Le couple travaille à plusieurs reprises avec des interprètes de renom, dont Julianne Moore pour Still Alice et Kevin Kline et Susan Sarandon pour The Last of Robin Hood.

Thèmes récurrents

La marginalité et la difficulté à trouver sa place, qu'elle soit sexuelle, sociale ou culturelle, traverse l'ensemble de son œuvre, de Grief à Echo Park, L.A. La perte de soi et la dignité face à la maladie occupent une place bouleversante dans Still Alice, tournage durant lequel Glatzer affrontait lui-même sa propre déchéance physique. L'amour comme force de résistance face à l'adversité constitue enfin le fil conducteur discret de toute sa filmographie partagée avec Wash Westmoreland.

🎬 Filmographie (1)

👥 Acteurs associés

🎬 Anecdotes

Richard Glatzer et Wash Westmoreland formaient le premier couple gay officiellement marié de l'industrie hollywoodienne, unis en 2013 après près de vingt ans de vie commune et de collaboration artistique. Glatzer était déjà atteint d'un stade avancé de la sclérose latérale amyotrophique lorsqu'il coréalise Still Alice avec Westmoreland ; ne pouvant plus parler, il communiquait ses instructions à l'équipe et aux acteurs en tapant sur un iPad avec un seul doigt, et meurt moins de quatre mois après la sortie du film.

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