Oliver Parker débute sa carrière comme acteur à partir de 1986, apparaissant dans plusieurs séries télévisées britanniques avant de décrocher des rôles secondaires dans des films d'horreur signés Clive Barker, tels que Hellraiser : le pacte et Cabal. Après un passage par le court métrage, il se lance en 1995 dans la réalisation de longs métrages avec Othello, adaptation de Shakespeare portée par Laurence Fishburne, Irène Jacob et Kenneth Branagh. Il se tourne ensuite vers l'œuvre d'Oscar Wilde, qu'il adapte à trois reprises : Un mari idéal en 1999 avec Rupert Everett, L'Importance d'être constant en 2002, puis Le Portrait de Dorian Gray en 2009 avec Ben Barnes et Colin Firth. Entre ces adaptations littéraires exigeantes, il réalise également des comédies plus légères et populaires comme St Trinian's et sa suite St Trinian's 2, ou encore la comédie britannique Regarde les hommes nager.
L'œuvre d'Oscar Wilde constitue une source d'inspiration récurrente et déterminante dans sa filmographie, qu'il aborde à trois reprises sous des formes très différentes, de la comédie de mœurs au conte fantastique et morbide. Son expérience d'acteur, notamment dans les films d'horreur de Clive Barker, semble avoir nourri son goût pour le fantastique et l'étrange, sensible dans Le Portrait de Dorian Gray. Le théâtre classique britannique, et Shakespeare en particulier, marque également ses débuts de réalisateur avec l'adaptation d'Othello.
Oliver Parker se distingue par sa capacité à naviguer entre adaptations littéraires exigeantes et comédies populaires britanniques, avec une prédilection pour les récits portés par des dandys et des figures de la haute société anglaise. Son approche des œuvres d'Oscar Wilde évolue sensiblement d'un film à l'autre, passant de la légèreté de la comédie de mœurs dans Un mari idéal à une tonalité plus sombre et graphique dans Le Portrait de Dorian Gray, où il n'hésite pas à intégrer des scènes d'orgie et de sadomasochisme absentes des adaptations précédentes. Il s'entoure de directeurs de la photographie reconnus, comme Roger Pratt, pour soigner l'esthétique visuelle de ses films en costumes.
Aucune distinction majeure de festival ou d'académie n'est à ce jour recensée pour Oliver Parker, dont la reconnaissance repose avant tout sur la fidélité critique et le succès public de ses adaptations d'Oscar Wilde.
L'acteur Colin Firth revient à ses côtés dans plusieurs de ses adaptations d'Oscar Wilde, notamment L'Importance d'être constant et Le Portrait de Dorian Gray. Rupert Everett tient la vedette d'Un mari idéal. Le directeur de la photographie Roger Pratt, connu pour son travail avec Terry Gilliam et sur Harry Potter à l'école des sorciers, signe l'image du Portrait de Dorian Gray.
L'œuvre d'Oscar Wilde, revisitée à plusieurs reprises, imprègne durablement son cinéma, qu'il s'agisse de comédies de mœurs sur l'hypocrisie de la haute société victorienne ou de récits plus sombres sur la dualité de l'âme humaine. L'hédonisme, la vanité et le culte du jeunisme, thèmes centraux du Portrait de Dorian Gray, occupent une place importante dans sa filmographie la plus personnelle. La satire sociale britannique, plus légère, traverse également ses comédies comme St Trinian's.