Né le 25 mars 1943 à Cambridge dans le Massachusetts, Paul Michael Glaser s'impose d'abord comme acteur, révélé par son rôle emblématique dans la série télévisée Starsky et Hutch à la fin des années 1970. Il passe à la réalisation avec Le Prix du danger version américaine, Running Man en 1987, film d'action de science-fiction porté par Arnold Schwarzenegger. Il enchaîne avec The Cutting Edge en 1992, comédie romantique sportive devenue culte auprès des amateurs de patinage artistique, puis Kazaam en 1996, comédie fantastique portée par le basketteur Shaquille O'Neal. Il continue de mener une double carrière d'acteur et de réalisateur au sein de l'industrie américaine.
Glaser revendique l'influence du cinéma d'action américain des années 1980 pour Running Man, qu'il aborde avec une critique sous-jacente de la télévision spectacle et de la société du divertissement. Sa propre expérience d'acteur nourrit directement sa direction de comédiens, particulièrement attentive au charisme et à la présence physique de ses interprètes principaux.
Sa mise en scène privilégie l'efficacité du divertissement populaire, mêlant action spectaculaire et satire sociale légère, en particulier dans Running Man. Il affectionne les récits de dépassement de soi à travers le sport ou la compétition, comme en témoigne The Cutting Edge. Sa direction d'acteurs, héritée de sa propre expérience de comédien, privilégie la spontanéité et le charisme.
Paul Michael Glaser n'a pas reçu de récompense cinématographique majeure en tant que réalisateur, sa reconnaissance publique restant essentiellement liée à sa carrière d'acteur dans Starsky et Hutch. The Cutting Edge a néanmoins acquis un statut culte durable auprès des amateurs de comédie romantique sportive.
Il a travaillé avec Arnold Schwarzenegger sur Running Man, collaboration marquante de ses débuts à la réalisation de long métrage.
Le dépassement de soi à travers la compétition sportive ou la survie face à un système oppressif constitue le cœur de l'ensemble de sa filmographie de réalisateur. La critique de la société du spectacle et des médias, présente dans Running Man, traverse également son cinéma.