Nikolaj Arcel naît en 1972 au Danemark et débute sa carrière comme scénariste et réalisateur au sein de l'industrie cinématographique danoise. Il se fait remarquer avec Le Roi et son fou, sorti en 2012, drame historique consacré à une romance secrète à la cour royale danoise du dix-huitième siècle. Ce film rencontre un succès critique et international considérable, saluant sa capacité à traiter l'Histoire avec une grande finesse romanesque. Sa réputation grandissante lui ouvre les portes d'Hollywood, où il réalise La Tour sombre en 2017, adaptation ambitieuse de l'œuvre de Stephen King, qui rencontre toutefois un accueil critique plus mitigé. Il revient ensuite au cinéma danois avec Bastarden en 2023, drame historique salué unanimement pour sa rigueur et son intensité dramatique. Arcel continue depuis d'alterner projets danois exigeants et collaborations internationales, confirmant sa place parmi les cinéastes scandinaves les plus respectés. Son parcours illustre une trajectoire marquée par une exigence constante, que ce soit dans le cinéma d'auteur ou les productions de studio.
Arcel puise son inspiration dans l'histoire scandinave et ses figures méconnues, qu'il porte à l'écran avec une grande rigueur documentaire. Il s'inspire également de la littérature, notamment à travers son adaptation de l'œuvre de Stephen King pour La Tour sombre. Le cinéma historique européen, connu pour sa capacité à mêler intime et grande Histoire, nourrit une large partie de son inspiration créative. Il cite par ailleurs l'importance de la précision psychologique de ses personnages, même dans des récits à forte dimension romanesque. Cette exigence historique et humaine façonne l'ensemble de son œuvre.
Son style se caractérise par une grande élégance visuelle, particulièrement soignée dans ses reconstitutions historiques. Il privilégie une mise en scène rigoureuse, où chaque détail contribue à l'authenticité de l'époque représentée. Sa direction d'acteurs cherche toujours une grande intensité, capable de porter des récits romanesques sans jamais sombrer dans l'excès mélodramatique. Il sait également gérer des productions à plus grande échelle, comme en témoigne son passage par le cinéma de studio américain. Cette approche exigeante et maîtrisée fait de lui l'un des cinéastes danois les plus respectés de sa génération.
Nikolaj Arcel remporte l'Ours d'argent du meilleur scénario au Festival de Berlin pour Le Roi et son fou en 2012, une reconnaissance internationale importante. Ce même film obtient une nomination à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, confirmant son rayonnement critique. Bastarden reçoit également plusieurs récompenses danoises prestigieuses, saluant la rigueur et l'intensité de cette fresque historique. Ces distinctions placent Arcel parmi les cinéastes scandinaves les plus reconnus de sa génération.
Arcel a collaboré à plusieurs reprises avec l'acteur Mads Mikkelsen, notamment sur Le Roi et son fou et Bastarden, une association marquante du cinéma danois contemporain. Il travaille également de façon récurrente avec certains scénaristes et directeurs de la photographie danois partageant sa sensibilité pour le cinéma historique. Ces collaborations durables témoignent de son ancrage profond dans l'industrie cinématographique de son pays.
L'Histoire et ses figures marginalisées ou oubliées constituent le cœur de son œuvre de réalisateur. Il explore également fréquemment le pouvoir et ses abus, souvent incarnés par des personnages en position d'autorité. La résilience individuelle face à des systèmes sociaux rigides occupe aussi une place importante dans sa filmographie. Enfin, la romance contrariée par les conventions sociales traverse plusieurs de ses films les plus marquants.