Né en Angleterre, Jonathan English débute sa carrière dans la production cinématographique britannique avant de passer à la réalisation avec Ironclad en 2011, film de guerre médiéval retraçant le siège du château de Rochester au temps du roi Jean sans Terre, porté par James Purefoy et Paul Giamatti. Le film rencontre un accueil favorable auprès des amateurs de cinéma de genre historique pour sa violence crue et sa reconstitution soignée. Il enchaîne avec Ironclad : Battle for Blood en 2014, suite directe du premier film développant l'univers médiéval qu'il a contribué à créer. Il continue de développer des projets liés au cinéma de genre historique et d'aventure au sein de l'industrie britannique.
English revendique l'influence du cinéma de guerre médiéval britannique, en particulier son goût pour la reconstitution violente et réaliste des sièges et batailles historiques. Il cite également l'influence du cinéma d'action contemporain pour sa manière de filmer les combats avec une intensité physique marquée. Son expérience de producteur nourrit une approche pragmatique de la mise en scène, adaptée aux contraintes budgétaires du cinéma de genre indépendant britannique.
Sa mise en scène privilégie une violence crue et réaliste, cherchant à restituer la brutalité des combats médiévaux sans idéaliser ni glorifier la guerre. Il porte une attention particulière à la reconstitution historique des décors et des costumes, en particulier pour le château de Rochester dans Ironclad. Sa direction d'acteurs privilégie l'intensité physique et l'endurance, en particulier dans les scènes de siège prolongées.
Jonathan English n'a pas reçu de récompense cinématographique majeure, son cinéma relevant essentiellement du registre du film de genre historique indépendant britannique plutôt que du cinéma recherché par les grandes cérémonies. Ironclad a néanmoins acquis une réputation culte auprès des amateurs du genre depuis sa sortie en 2011.
Il a travaillé avec l'acteur James Purefoy sur les deux volets d'Ironclad, collaboration centrale de sa filmographie de réalisateur.
Le siège et la résistance héroïque d'un petit groupe face à une armée nombreuse constituent le cœur de l'ensemble de sa filmographie. La violence de la guerre médiévale, traitée sans idéalisation, revient également de façon constante dans son cinéma de genre historique.