Jeudi, 27 août 2026
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Zabou Breitman

Parcours

Née Isabelle Breitman le 30 octobre 1959 à Paris, fille des comédiens Jean-Claude Deret, scénariste de la série Thierry la Fronde, et Céline Léger, Zabou Breitman apparaît dès l'âge de quatre ans dans un premier film avant de mener une longue carrière d'actrice à partir des années 1980, sous le seul nom de scène de « Zabou ». Elle tourne notamment sous la direction de Coline Serreau, Pierre Jolivet ou Philippe Lioret, tout en menant en parallèle une importante carrière de comédienne et de metteuse en scène de théâtre, récompensée du Molière de la mise en scène en 2004 pour L'Hiver sous la table. Elle passe à la réalisation cinématographique en 2001 avec Se souvenir des belles choses, drame sur la mémoire porté par Isabelle Carré et Jean-Pierre Bacri, qui lui vaut le César du meilleur premier film. Elle poursuit avec L'Homme de sa vie en 2006, puis les adaptations littéraires Je l'aimais et No et moi, sorties la même année en 2009. En 2019, elle coréalise avec Éléa Gobbé-Mévellec le film d'animation Les Hirondelles de Kaboul, adapté du roman de Yasmina Khadra, avant de revenir en 2024 avec Le Garçon, coréalisé avec Florent Vassault.

Inspirations et Influences

Son enfance dans une famille de comédiens et de scénaristes, en particulier son père auteur de la série Thierry la Fronde, nourrit très tôt sa sensibilité pour la narration et le récit. Sa longue expérience de comédienne, notamment au théâtre anglo-saxon où elle joue Ayckbourn ou David Hare, façonne durablement sa direction d'acteurs et son attention portée à la vérité du jeu. Son intérêt pour la mémoire, le deuil et les silences familiaux, déjà présent dans son premier film, structure une grande partie de son travail de réalisatrice.

Style de réalisation

Zabou Breitman privilégie une mise en scène sensible et intimiste, portée par une direction d'acteurs précise héritée de sa propre expérience de comédienne. Elle explore volontiers des récits construits autour de la mémoire, du deuil et de la reconstruction personnelle, dans des registres variés allant du drame contemporain à l'adaptation littéraire ou à l'animation. Cette exigence de justesse émotionnelle, couronnée dès son premier film par un César, distingue son cinéma dans le paysage du film d'auteur français.

Distinctions (Oscars, César, Palme d'Or...)

Se souvenir des belles choses lui vaut en 2003 le César du meilleur premier film, ainsi que le César de la meilleure actrice pour Isabelle Carré, sur un total de trois Césars obtenus par le film. Elle est également nommée au César de la meilleure actrice dans un second rôle pour L'Exercice de l'État en 2012.

Collaborateurs réguliers

L'actrice Isabelle Carré, révélée dans Se souvenir des belles choses, retrouve à plusieurs reprises l'univers de Zabou Breitman. Elle a également collaboré avec Éléa Gobbé-Mévellec pour Les Hirondelles de Kaboul et avec Florent Vassault pour Le Garçon, partageant à chaque fois la réalisation.

Thèmes récurrents

La mémoire, le deuil et la difficulté à reconstruire une identité après une perte ou un traumatisme traversent l'ensemble de son œuvre de réalisatrice, de Se souvenir des belles choses à No et moi. L'adaptation sensible de récits littéraires contemporains, portée par une attention particulière aux personnages fragiles ou marginalisés, structure également une grande partie de sa filmographie.

🎬 Filmographie (2)

👥 Acteurs associés

🎬 Anecdotes

Zabou Breitman a longtemps été connue sous le seul nom de scène « Zabou » durant les quinze premières années de sa carrière, avant d'adopter son nom complet à la fin des années 1990. Son tout premier long métrage en tant que réalisatrice, Se souvenir des belles choses, a rencontré un joli succès avec près de 600 000 entrées en France tout en raflant trois Césars. Elle a présidé le jury du Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz en 2024.