Comédienne et chanteuse reconnue depuis les années 1990, César du meilleur espoir féminin en 1996 puis César de la meilleure actrice en 2014, Sandrine Kiberlain passe à la réalisation à l'âge de cinquante-deux ans, après être apparue dans une cinquantaine de films. En 2022, elle écrit et réalise son premier long métrage, Une jeune fille qui va bien, révélant l'actrice Rebecca Marder dans le rôle d'Irène, une adolescente juive de dix-neuf ans vivant son dernier été d'insouciance dans le Paris occupé de 1942. Le film est présenté à la Semaine de la critique du Festival de Cannes 2021 avant sa sortie en salles début 2022.
Sandrine Kiberlain explique porter cette histoire depuis l'enfance, comme un condensé de tout ce qu'elle est elle-même, ayant voulu raconter la découverte de la passion du théâtre et des premiers émois amoureux d'une jeune fille, sans jamais céder au poids habituel de la reconstitution historique.
Elle choisit de filmer l'Occupation sans en montrer les codes visuels attendus, préférant se concentrer sur l'insouciance et la vitalité de son héroïne dans une atmosphère qui devient progressivement oppressante, sans jamais nommer frontalement l'horreur qui se prépare.
Une jeune fille qui va bien est sélectionné en séance spéciale à la Semaine de la critique du Festival de Cannes 2021. Rebecca Marder y remporte le Swann d'or de la révélation féminine au Festival du film de Cabourg 2022 ainsi que le César du meilleur espoir féminin en 2023.
Rebecca Marder, révélée par le film dans le rôle principal, ainsi que le directeur de la photographie Guillaume Schiffman, l'accompagnent sur ce premier long métrage.
La jeunesse et l'insouciance mises à l'épreuve de la tragédie historique, la passion naissante pour le théâtre et le passage à l'âge adulte structurent l'unique long métrage réalisé à ce jour par Sandrine Kiberlain.