Né aux États-Unis, Mark Dindal débute sa carrière comme animateur chez Disney avant de rejoindre le studio Warner Bros pour réaliser Cats Don't Dance en 1997, comédie musicale animée mettant en scène un chat aspirant à devenir une star de cinéma à Hollywood. Il revient ensuite chez Disney pour réaliser Kuzco, l'empereur mégalo en 2000, comédie animée au ton résolument décalé qui devient un film culte auprès du jeune public. Il poursuit avec Chicken Little en 2005, premier long métrage entièrement réalisé en animation numérique par les studios Disney. Il continue de développer des projets d'animation au sein de l'industrie américaine, restant fidèle à un humour vif et à un rythme narratif soutenu.
Dindal revendique l'influence de la comédie musicale hollywoodienne classique pour Cats Don't Dance, qu'il conçoit comme un hommage nostalgique à l'âge d'or du music-hall américain. Il cite également l'influence de la comédie burlesque et du gag visuel rapide pour Kuzco, l'empereur mégalo, dont le ton résolument comique tranche avec les productions Disney plus traditionnelles de l'époque. Son passage à l'animation numérique avec Chicken Little témoigne par ailleurs d'un intérêt pour l'évolution technique du médium.
Sa mise en scène privilégie un rythme rapide et un humour omniprésent, souvent construit sur l'absurde et le running gag, en particulier dans Kuzco, l'empereur mégalo. Il affectionne les personnages égocentriques et arrogants contraints de se remettre en question, traités avec une ironie mordante. Sa direction artistique privilégie la vivacité visuelle et le gag graphique, hérités de son expérience de la comédie musicale animée.
Mark Dindal n'a pas reçu de récompense cinématographique majeure de type Oscar, mais Kuzco, l'empereur mégalo est aujourd'hui considéré comme un classique culte de l'animation Disney des années 2000, salué pour son humour singulier. Cats Don't Dance a également acquis une réputation culte auprès des amateurs d'animation malgré un accueil commercial plus discret lors de sa sortie.
Il a travaillé à plusieurs reprises avec des équipes d'animation issues du studio Disney, notamment sur Kuzco, l'empereur mégalo et Chicken Little. Il collabore également de façon récurrente avec des scénaristes spécialisés dans la comédie animée pour le jeune public.
L'orgueil et l'égocentrisme d'un personnage contraint de se remettre en question, souvent à travers une transformation physique ou une épreuve humiliante, constituent le cœur de Kuzco, l'empereur mégalo, son film le plus emblématique. La rédemption par l'humilité et la solidarité revient également de façon constante dans son cinéma. La nostalgie du music-hall et du cinéma classique hollywoodien traverse enfin Cats Don't Dance, son premier long métrage.