Né le 16 janvier 1946 à Mulhouse, Jean-Jacques Zilbermann débute sa carrière dans la publicité avant de passer à la réalisation de long métrage au milieu des années 1990. Il connaît une reconnaissance critique avec L'Homme est une femme comme les autres en 1998, comédie sur un musicien klezmer confronté à son homosexualité au sein d'une famille juive traditionnelle, saluée pour son traitement à la fois drôle et sincère de l'identité sexuelle et religieuse. Il poursuit avec plusieurs projets pour le cinéma et la télévision, dont Comme un avion en 2015, comédie douce-amère sur la crise de la quarantaine. Il continue de développer un cinéma français mêlant humour et questionnements identitaires.
Zilbermann revendique l'influence de la culture juive ashkénaze et de la musique klezmer pour L'Homme est une femme comme les autres, qu'il aborde avec un mélange de tendresse et d'autodérision. Il cite également l'influence de la comédie française contemporaine pour son approche des questionnements identitaires et existentiels, toujours traités avec légèreté malgré leur gravité sous-jacente.
Sa mise en scène privilégie l'humour tendre et l'autodérision pour aborder des sujets identitaires sensibles, qu'il s'agisse de l'orientation sexuelle ou de la crise existentielle. Il affectionne les personnages en décalage avec les attentes de leur communauté ou de leur famille, traités avec empathie plutôt que jugement.
Jean-Jacques Zilbermann n'a pas reçu de récompense cinématographique majeure de type César, mais L'Homme est une femme comme les autres a été salué par la critique française pour son traitement original et sincère de l'identité sexuelle au sein d'une communauté traditionnelle.
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L'identité sexuelle et religieuse, souvent en tension avec les attentes communautaires ou familiales, constitue le cœur de L'Homme est une femme comme les autres, son film le plus emblématique. La musique klezmer et la culture juive ashkénaze traversent également une large partie de son œuvre.