Scénariste, acteur et réalisateur australien, Harry Cripps grandit en Australie, notamment dans les Blue Mountains, une région qu'il découvre peuplée de serpents et d'araignées dont il se prend très tôt d'affection, à rebours de la peur qu'ils inspirent généralement. Il débute sa carrière comme scénariste et acteur avant de développer pour les studios DreamWorks Animation un projet intitulé Larrikins, centré sur des animaux australiens mignons et destiné à une musique originale de Tim Minchin, projet finalement annulé par le studio. Il retravaille cette idée sous un angle plus sombre et transforme le concept en un court métrage intitulé Bilby, sorti en 2018. Cette même idée devient ensuite le point de départ de son premier long métrage en tant que réalisateur, Retour au bercail, qu'il coréalise avec Clare Knight pour Netflix Animation en 2021, à partir d'un scénario qu'il signe lui-même. Il poursuit sa carrière de scénariste avec des films comme Penguin Bloom en 2020, porté par Naomi Watts, puis La Légende du Tigre en 2024.
Son enfance passée dans les Blue Mountains australiennes, entourée de serpents et d'araignées qu'il préférait aux animaux en peluche traditionnels, nourrit directement le choix de personnages principaux venimeux et redoutés pour Retour au bercail. L'annulation par DreamWorks de son projet initial Larrikins, centré sur des animaux mignons, le pousse à explorer un versant plus sombre et audacieux de cette même idée, qu'il finit par mener à bien chez Netflix. Son expérience de scénariste sur des drames australiens comme Penguin Bloom, centrés sur la résilience personnelle, complète son approche plus légère de l'animation familiale.
Harry Cripps privilégie un cinéma d'animation qui n'hésite pas à s'éloigner des choix les plus consensuels, en assumant des héros a priori peu sympathiques comme des serpents venimeux ou des araignées, pour mieux interroger les préjugés du spectateur. Son parcours de scénariste avant de devenir réalisateur se ressent dans une attention particulière portée à la construction narrative et à l'arc émotionnel des personnages de Retour au bercail. Il revendique un goût pour la représentation directe et sans filtre de la faune australienne, loin des clichés habituels du genre familial.
Aucune récompense de festival ou d'académie majeure n'est à ce jour recensée pour Harry Cripps en tant que réalisateur.
Clare Knight, sa coréalisatrice sur Retour au bercail, constitue sa collaboratrice la plus directe pour ce premier long métrage. Il travaille également avec le compositeur Rupert Gregson-Williams et l'artiste Tim Minchin pour la musique du film, ce dernier ayant déjà été pressenti pour son projet antérieur Larrikins.
La représentation positive d'animaux australiens dangereux ou venimeux, habituellement crains ou stigmatisés, traverse l'ensemble de son travail, du court métrage Bilby à Retour au bercail. L'acceptation de la différence et le rejet des apparences trompeuses, incarnés par des créatures considérées comme des monstres par les humains, constituent le cœur thématique de son unique long métrage de réalisateur.