Hélène Angel est une réalisatrice et scénariste française née le 25 avril 1970 à Paris, connue pour ses drames sociaux intimistes. Elle débute avec le court métrage Travail d'équipe (1996), qui lui vaut un prix à Clermont-Ferrand. Elle réalise son premier long métrage L'Ami (1999), suivi de Peau de vache (2003) et L'Homme qui aimait les femmes (2005). Elle se fait remarquer avec La Vraie Vie des profs (2013), une comédie dramatique sur l'éducation. En 2026, elle prépare un nouveau film sur les liens familiaux, toujours avec son regard humaniste.
Hélène Angel s'inspire du cinéma de Ken Loach, pour son engagement social, et de François Truffaut, pour sa tendresse envers ses personnages. Elle cite également les films de Maurice Pialat, pour leur réalisme. La littérature française, en particulier les romans d'éducation, influence ses scénarios. Enfin, elle puise dans ses observations du quotidien pour nourrir ses histoires.
Hélène Angel adopte une mise en scène sobre et naturelle, avec une caméra attentive aux gestes et aux silences. Ses films sont des portraits de personnages, souvent en marge de la société. Elle privilégie les décors réels et les lumières naturelles. Sa direction d'acteurs est douce et respectueuse, obtenant des performances d'une grande authenticité.
Hélène Angel a remporté le Prix du jury au Festival de Clermont-Ferrand pour Travail d'équipe en 1996. Elle a été nommée aux Césars pour L'Ami en 2000. La Vraie Vie des profs a reçu un prix du public au Festival de l'Alpe d'Huez en 2013. En 2020, elle a reçu un prix d'honneur du Festival du film de Sarlat.
L'acteur Philippe Torreton, avec qui elle a travaillé sur plusieurs films, est son collaborateur régulier. La productrice Christine Gozlan l'accompagne. Le compositeur Alexandre Desplat a signé certaines de ses musiques. Enfin, le scénariste Jean-Paul Lilienfeld coécrit quelques projets.
L'éducation et la transmission sont des thèmes centraux, comme dans La Vraie Vie des profs. La famille, souvent désunie, est explorée avec finesse. Les classes sociales et les inégalités sont des motifs récurrents. Enfin, la résilience et la solidarité traversent son œuvre.