Mercredi, 26 août 2026
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Franck Khalfoun

Parcours

Né en France et formé aux États-Unis, Franck Khalfoun débute sa carrière de réalisateur avec P2 en 2007, thriller huis clos coécrit avec Alexandre Aja et Grégory Levasseur, se déroulant dans un parking souterrain durant la nuit de Noël. Il se fait véritablement remarquer en 2012 avec Maniac, remake du slasher culte de William Lustig sorti en 1980, dont il livre une relecture radicale tournée presque intégralement en caméra subjective, avec Elijah Wood dans le rôle principal. Le film, présenté au festival de Cannes en séance de minuit, suscite des réactions contrastées mais installe durablement sa réputation de spécialiste du survival horror psychologique. Il poursuit sa carrière avec Amityville : The Awakening en 2017, nouvelle variation autour de la célèbre maison hantée du cinéma d'horreur américain, puis avec Distorsion en 2018 et Room 213 en 2017, drames horrifiques plus intimistes. Il continue de travailler régulièrement dans le cinéma de genre nord-américain, alternant projets pour le grand écran et pour les plateformes de streaming.

Inspirations et Influences

Le cinéma d'horreur français du courant appelé la Nouvelle Vague horrifique, auquel appartiennent ses fréquents collaborateurs Alexandre Aja et Grégory Levasseur, constitue une influence structurante pour sa génération de cinéastes franco-américains. Le slasher américain classique des années 1970 et 1980, en particulier le Maniac original de William Lustig, nourrit directement son travail de réappropriation et de modernisation du genre. Son goût pour les dispositifs de mise en scène contraignants, comme le huis clos ou la caméra subjective intégrale, témoigne également d'une influence du cinéma expérimental appliqué au genre horrifique populaire.

Style de réalisation

Khalfoun privilégie des dispositifs formels radicaux, à l'image de la caméra subjective quasi permanente de Maniac, qui plonge le spectateur dans le regard du tueur plutôt que dans celui de ses victimes. Il construit une tension psychologique oppressante à travers des espaces confinés, qu'il s'agisse d'un parking souterrain ou d'une maison hantée, où la menace semble constamment prête à surgir. Sa direction d'acteurs privilégie l'intensité psychologique et la vulnérabilité, en particulier dans ses portraits de personnages fragiles ou traumatisés.

Distinctions (Oscars, César, Palme d'Or...)

Franck Khalfoun n'a pas été nommé aux Oscars ni aux César, mais Maniac a été présenté en séance de minuit au Festival de Cannes en 2012, une reconnaissance notable pour un film de genre de ce type.

Collaborateurs réguliers

Alexandre Aja et Grégory Levasseur, coscénaristes et producteurs, l'accompagnent sur plusieurs de ses projets les plus marquants, dont P2 et Maniac. L'acteur Elijah Wood incarne le rôle principal de Maniac, collaboration qui reste l'une des plus marquantes de sa carrière. Il travaille également à plusieurs reprises avec des équipes de production spécialisées dans le cinéma d'horreur indépendant nord-américain.

Thèmes récurrents

La psychologie du tueur, explorée souvent depuis son propre point de vue plutôt que celui de ses victimes, constitue le motif le plus caractéristique de son cinéma, en particulier dans Maniac. L'enfermement et la menace tapie dans des lieux ordinaires, comme un parking ou une maison familiale, reviennent de façon constante dans sa filmographie. Le traumatisme et la fragilité psychologique des personnages, souvent à l'origine même de l'horreur qu'ils déclenchent ou subissent, traversent enfin l'ensemble de son œuvre.

🎬 Filmographie (1)

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