Né le 25 août 1965 à Berkeley, en Californie, et d'origine finlandaise, Douglas Aarniokoski débute sa carrière comme assistant de production sur Turner et Hooch en 1989, puis comme assistant personnel de Tom Cruise sur Jours de tonnerre en 1990. En 1992, il rejoint Full Moon Entertainment, la société du producteur indépendant Charles Band, où il occupe les fonctions d'assistant réalisateur sur plusieurs séries B, avant de devenir également scénariste sur Puppet Master IV et V et réalisateur de seconde équipe. À partir de 1995, il collabore étroitement avec Robert Rodriguez comme assistant réalisateur sur Four Rooms, Une nuit en enfer, The Faculty et Spy Kids, puis comme réalisateur de seconde équipe sur Il était une fois au Mexique et Resident Evil: Extinction. Il passe à la réalisation en 2000 avec Highlander: Endgame, quatrième volet de la célèbre saga fantastique. Il enchaîne ensuite avec The Day en 2011 et Nurse en 2013, avant de se consacrer massivement, dans les années 2010, à la réalisation d'épisodes pour des séries télévisées comme Esprits criminels, Sleepy Hollow, Arrow, Flash et les différentes déclinaisons de Star Trek pour la télévision.
Formé sur le tas au contact des productions à petit budget de Charles Band, Douglas Aarniokoski a développé un savoir-faire technique très concret, hérité du cinéma de genre américain des séries B. Sa longue collaboration avec Robert Rodriguez, dont il fut l'assistant réalisateur sur plusieurs films d'action et de genre, a nourri son goût pour un cinéma rythmé, spectaculaire et sans prétention esthétique excessive. Le passage par l'univers Highlander et par les grandes franchises télévisées de science-fiction, comme Star Trek, révèle une affinité particulière pour le fantastique et l'imaginaire de genre. Son parcours d'assistant réalisateur sur de nombreux tournages hollywoodiens lui a également transmis une rigueur logistique qu'il met aujourd'hui au service de la télévision.
Le réalisateur privilégie une mise en scène efficace et lisible, taillée pour le rythme soutenu des séries d'action et de fantastique auxquelles il a consacré l'essentiel de sa carrière récente. Son passage par la seconde équipe sur de grandes productions d'action lui a donné un vrai sens du découpage des séquences spectaculaires, qu'il met à profit dans les épisodes qu'il réalise pour la télévision. Il sait s'adapter aux univers très différents des séries sur lesquelles il travaille, du polar procédural d'Esprits criminels au fantastique de Sleepy Hollow ou de Star Trek. Cette polyvalence en fait un artisan apprécié des showrunners pour sa fiabilité et sa capacité à intégrer rapidement l'identité visuelle d'une série.
Douglas Aarniokoski n'a pas été distingué par les grandes récompenses cinématographiques, sa carrière s'étant construite davantage sur la régularité et la diversité de son travail en télévision et dans le cinéma de genre que sur la reconnaissance des grands festivals ou académies.
Robert Rodriguez demeure le collaborateur le plus marquant de ses débuts, l'ayant accompagné comme assistant réalisateur sur plusieurs films entre le milieu des années 1990 et le début des années 2000. Charles Band et sa société Full Moon Entertainment lui ont permis de faire ses premières armes derrière la caméra sur des films de genre à petit budget. Sur le plan télévisuel, il a collaboré de manière suivie avec les équipes des séries Sleepy Hollow et Star Trek: Picard, où il occupe aussi des fonctions de producteur.
Le fantastique et l'horreur, qu'il s'agisse de vampires, de morts-vivants ou de créatures surnaturelles, structurent une grande partie de sa filmographie, de Highlander: Endgame à The Day en passant par Sleepy Hollow. L'action pure, héritée de ses années aux côtés de Robert Rodriguez, reste une composante essentielle de son savoir-faire de metteur en scène. Les univers de science-fiction et les grandes franchises, notamment à travers son travail sur les séries Star Trek et Arrow, occupent une place croissante dans la seconde partie de sa carrière. Enfin, un goût pour les récits de survie dans des mondes hostiles ou post-apocalyptiques, perceptible dans The Day, traverse également son travail de réalisateur.