Né au Québec, Claude Desrosiers débute sa carrière dans le cinéma québécois avant de connaître un immense succès populaire avec C't'à ton tour, Laura Cadieux en 1998, adaptation du roman de Michel Tremblay portée par Ginette Reno, comédie sur une femme au foyer confrontée à une salle d'attente de gynécologue. Le film rencontre un accueil public exceptionnel au Québec, générant une suite dès l'année suivante avec Laura Cadieux... la suite en 1999. Il continue de développer un cinéma populaire québécois attaché à la culture et à l'humour local.
Desrosiers revendique l'influence de l'œuvre de Michel Tremblay, dramaturge et romancier emblématique du Québec, pour Laura Cadieux, qu'il porte à l'écran avec un grand souci de fidélité à l'humour et à la tendresse de l'œuvre originale. Il cite également l'influence de la comédie populaire québécoise pour son approche accessible et chaleureuse du cinéma de genre local.
Sa mise en scène privilégie l'humour populaire et la chaleur humaine, en particulier dans le portrait de personnages féminins modestes et attachants issus des quartiers populaires de Montréal. Il affectionne les récits choraux situés dans des lieux de sociabilité forcée, comme la salle d'attente de Laura Cadieux, où se croisent des destins variés.
Claude Desrosiers n'a pas reçu de récompense cinématographique internationale majeure, mais Laura Cadieux a connu l'un des plus grands succès populaires du cinéma québécois de la fin des années 1990, consacrant Ginette Reno comme une actrice majeure du cinéma local.
Il a travaillé avec Ginette Reno sur les deux volets de Laura Cadieux, collaboration centrale de sa carrière de réalisateur québécois.
La sociabilité populaire québécoise, en particulier féminine, filmée avec humour et tendresse, constitue le cœur de Laura Cadieux, son œuvre la plus emblématique. L'adaptation de la littérature de Michel Tremblay, figure majeure de la culture québécoise, traverse également son travail de réalisateur.