Né en 1972 à Cahors, Boris Pétric est anthropologue, docteur en anthropologie sociale de l'EHESS, diplômé en réalisation de l'école Gobelins-Images et directeur de recherche au CNRS ; il a dirigé de 2015 à 2020 le Centre Norbert Elias, unité de recherche en anthropologie, sociologie et histoire installée à Marseille et Avignon. Ses travaux portent d'abord sur les mutations politiques en ex-Yougoslavie puis en Asie centrale post-soviétique, avant qu'il ne se tourne vers le documentaire pour prolonger ses enquêtes de terrain par d'autres formes de récit. Il coréalise avec Emmanuel Hamon Democracy@large (2006), consacré à la présence des ONG et organisations internationales au Kirghizstan, puis signe Jours de colère, documentaire sur l'art oratoire des leaders viticoles du Midi. En 2018, il réalise Château Pékin, sur les relations entre la France, le vin et la Chine, dont il tire également un livre publié aux éditions Le Bruit du monde. Depuis 2015, il dirige au sein du Centre Norbert Elias le projet Fabrique des écritures ethnographiques, la Fée, installée au Centre de la Vieille Charité à Marseille, qui accompagne des chercheurs en sciences sociales dans la restitution de leurs travaux par des formes alternatives à l'écriture académique.
Son cinéma documentaire prolonge directement sa pratique d'anthropologue de terrain, cherchant à traduire en images des enquêtes scientifiques sur le pouvoir, la gouvernance et les mondes viticoles plutôt qu'à produire un discours strictement académique.
Son œuvre explore les rapports de pouvoir dans les sociétés post-socialistes, la démocratie et la gouvernance mondialisées, ainsi que les mutations du monde viticole français face à l'internationalisation, notamment vers la Chine.