Alexandre Coffre naît le 3 décembre 1973 non loin de La Rochelle. Il débute sa carrière comme directeur artistique dans la publicité, un métier qu'il exerce pendant sept années aux côtés de réalisateurs comme Bruno Chiche, James Huth ou Pascal Chaumeil, tout en réalisant lui-même plusieurs films publicitaires. En 2004, il se tourne vers la fiction avec Tarif unique, court-métrage de six minutes interprété par Mathieu Demy. Il faut attendre sept années supplémentaires avant qu'il ne signe son premier long métrage, Une pure affaire, adaptation de la nouvelle Powder de Matthew Kneale portée par François Damiens et Laurent Lafitte, qui rencontre un joli succès critique. Fort de cette reconnaissance, il enchaîne avec des projets plus ouvertement commerciaux : Eyjafjallajökull en 2013 avec Dany Boon et Valérie Bonneton, puis Le Père Noël en 2014, où il dirige un Tahar Rahim à contre-emploi. En 2018, il porte à l'écran Les Aventures de Spirou et Fantasio, adaptation de la célèbre bande dessinée belge. Il travaille également pour la télévision, notamment en réalisant deux épisodes de la série Les Petits Meurtres d'Agatha Christie en 2021.
Ses années passées comme directeur artistique dans la publicité, au contact de réalisateurs reconnus comme Bruno Chiche ou James Huth, ont profondément façonné son sens de l'image et de la mise en scène. Son goût pour l'adaptation littéraire, déjà visible dès Une pure affaire tirée d'une nouvelle britannique, traduit un attrait particulier pour les récits d'hommes ordinaires rattrapés par des événements qui les dépassent. La bande dessinée franco-belge, avec Les Aventures de Spirou et Fantasio, constitue également une source d'inspiration marquante dans son parcours de réalisateur.
Alexandre Coffre privilégie une comédie populaire et accessible, portée par des castings de premier plan et une mise en scène soignée héritée directement de son passage par la publicité. Il aime placer des personnages ordinaires au cœur de situations extraordinaires, qu'il s'agisse d'un homme découvrant un sac d'argent ou d'un père de famille contraint d'incarner le Père Noël. Sa direction d'acteurs, notamment sur Le Père Noël, aime jouer du contre-emploi en confiant des rôles comiques à des interprètes davantage habitués au registre dramatique.
Alexandre Coffre n'a pas encore été distingué par une récompense majeure lors des grandes cérémonies du cinéma français, mais ses films rencontrent un succès public régulier qui confirme sa place parmi les réalisateurs de comédies populaires les plus sollicités de sa génération.
Sa collaboration avec Dany Boon sur Eyjafjallajökull reste l'une des plus marquantes de sa carrière en termes de visibilité publique. Il retrouve également François Damiens, révélé dans Une pure affaire, ainsi que Tahar Rahim, qu'il dirige à contre-emploi sur Le Père Noël. Son épouse, la directrice artistique Aurélie Coffre, l'accompagne quant à elle plus discrètement dans son parcours professionnel.
Les personnages ordinaires happés malgré eux par des événements extraordinaires reviennent de façon constante dans son œuvre, de la découverte d'un magot inespéré à l'irruption d'un volcan islandais dans le quotidien d'une famille. La comédie familiale, souvent située pendant les fêtes ou les vacances, structure également plusieurs de ses films les plus populaires. Enfin, la question de l'identité et du masque, incarnée par des personnages contraints de jouer un rôle qui n'est pas le leur, traverse discrètement une partie de sa filmographie.