L'amiral général Aladeen dirige la République de Wadiya d'une main de fer, jouissant d'un culte de la personnalité aussi absolu que grotesque et menant depuis des années un programme secret d'armement nucléaire. Lorsqu'il se rend à New York pour s'exprimer devant l'Organisation des Nations unies, un complot orchestré par son propre entourage le prive de son pouvoir et de son identité. Contraint de survivre incognito dans les rues de New York, le dictateur déchu se lie d'amitié avec Zoey, gérante engagée d'une épicerie bio, sans qu'elle soupçonne un instant sa véritable identité. Aladeen devra apprendre à survivre en simple citoyen tout en cherchant à reprendre le contrôle de son pays avant qu'un simulacre de démocratie ne s'y installe.
The Dictator n'est pas tiré d'un livre mais d'un scénario original coécrit par Sacha Baron Cohen avec ses complices habituels, en partie inspiré du roman satirique attribué à Saddam Hussein ainsi que d'autres figures de dictateurs réels comme Mouammar Kadhafi ou Kim Jong-il. Sacha Baron Cohen, connu pour ses précédents personnages de mockumentaire comme Borat ou Brüno, a choisi cette fois de délaisser le format du faux documentaire pour une comédie de fiction plus classique, tout en conservant son humour satirique et provocateur habituel. Le réalisateur Larry Charles, déjà collaborateur de l'acteur sur Borat, a retrouvé cette complicité créative pour construire une satire des régimes dictatoriaux contemporains à travers un personnage grotesque et outrancier. L'idée du film permettait à Cohen de tourner en dérision les travers du pouvoir absolu et de l'antisémitisme d'État, tout en s'amusant des clichés occidentaux sur les dirigeants du Moyen-Orient. Le tournage a nécessité la création de tout un univers visuel fictif pour la République de Wadiya, mêlant références à plusieurs dictatures réelles pour composer un pays imaginaire à la fois absurde et inquiétant.
Les critiques ont été partagées, certaines saluant l'audace satirique de Sacha Baron Cohen et sa capacité à provoquer le rire sur des sujets aussi sensibles que les dictatures et l'antisémitisme d'État, tandis que d'autres ont jugé l'humour parfois trop appuyé ou répétitif par rapport aux précédents films de l'acteur. Plusieurs observateurs ont souligné que le film, en abandonnant le format mockumentaire de Borat, perdait une partie de son mordant satirique initial au profit d'une comédie plus conventionnelle. D'autres ont toutefois salué la performance survoltée de Sacha Baron Cohen ainsi que la présence remarquée de Ben Kingsley dans un rôle de conseiller retors. Le public a réservé un accueil favorable au film, qui a rencontré un bon succès commercial international, porté par la notoriété de Sacha Baron Cohen après ses précédents succès. De nombreux spectateurs ont salué l'humour transgressif et politiquement incorrect caractéristique de l'acteur, ainsi que sa capacité à provoquer le débat sur des sujets aussi délicats que la démocratie et le pouvoir absolu. Le film a également suscité une controverse notable après une apparition remarquée de Sacha Baron Cohen déguisé en son personnage lors du tapis rouge des Oscars 2012. The Dictator n'a pas été distingué par de récompense cinématographique majeure, mais a confirmé la place de Sacha Baron Cohen comme l'un des humoristes les plus provocateurs et commercialement efficaces d'Hollywood au début des années 2010.
Sacha Baron Cohen s'est inspiré de plusieurs figures de dictateurs réels, dont Mouammar Kadhafi et Kim Jong-il, ainsi que du roman satirique attribué à Saddam Hussein, pour construire le personnage grotesque et outrancier de l'amiral général Aladeen. La production a dû créer de toutes pièces l'univers visuel fictif de la République de Wadiya, un travail de conception artistique conséquent mêlant références à plusieurs dictatures réelles pour composer un pays imaginaire crédible mais absurde. Sacha Baron Cohen s'est présenté déguisé en son personnage, portant une fausse urne funéraire censée contenir les cendres de Kim Jong-il, lors du tapis rouge des Oscars 2012, un coup de communication qui a fait grand bruit dans la presse people internationale.
Le film satirise le culte de la personnalité et l'absurdité des régimes dictatoriaux contemporains, ainsi que les mécanismes de manipulation politique et médiatique employés par les pouvoirs autoritaires. Il aborde également, sur un ton provocateur, les préjugés occidentaux envers les dirigeants du Moyen-Orient, tout en interrogeant les limites et les compromissions des démocraties occidentales elles-mêmes face aux intérêts économiques et pétroliers.
Après avoir survécu incognito dans les rues de New York et déjoué le complot visant à le remplacer par un sosie manipulable, Aladeen reprend le contrôle de la République de Wadiya lors d'un discours final aux Nations unies où il fait mine de promettre des réformes démocratiques. Le film se conclut sur un retournement comique où Aladeen, tout en épousant Zoey et en officialisant son mariage selon les codes wadiyens, maintient en réalité son régime dictatorial intact derrière une façade de changement. Cette chute ironique souligne la persistance cynique du pouvoir absolu malgré les apparences de réforme affichées devant la communauté internationale.
Le titre The Dictator désigne directement le personnage principal du film, l'amiral général Aladeen, dirigeant autoproclamé de la République fictive de Wadiya, dont le règne absolu et grotesque incarne à lui seul la satire des régimes autoritaires contemporains au cœur du propos du film.
Sacha Baron Cohen a poursuivi depuis sa carrière entre comédies provocatrices et rôles dramatiques plus sérieux, confirmant sa place singulière au sein du paysage comique hollywoodien contemporain, connu pour sa capacité à provoquer le débat public autour de ses personnages les plus controversés.
Les amateurs du film pourront se tourner vers Borat, précédent succès de Sacha Baron Cohen partageant le même humour transgressif et satirique, ou vers Le Dictateur de Charlie Chaplin, référence historique incontournable de la satire cinématographique des régimes dictatoriaux, dont le titre français fait directement écho.