Dimanche, 12 juillet 2026
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Talking About Trees

Talking About Trees

2019 Soudan, France
Réalisateur
Casting
Synopsis

Ce documentaire touchant suit quatre cinéastes soudanais de la vieille génération, qui tentent de relancer une salle de cinéma à l'abandon dans leur pays natal. Alors qu'ils se heurtent à la bureaucratie, au manque de ressources et à l'indifférence, leur quête devient une métaphore de la lutte pour préserver l'art et la culture dans un environnement hostile. Entre humour, résilience et nostalgie, ce film explore les thèmes de la passion, de la mémoire collective et du pouvoir du cinéma pour rassembler les communautés. Une ode poétique à l'amour du 7e art et à ceux qui se battent pour le maintenir en vie.

Genèse du film

"Talking About Trees" est né d'une rencontre entre le réalisateur Suhaib Gasmelbari et quatre cinéastes soudanais : Ibrahim Shaddad, Suliman Mohamed Ibrahim, Eltayeb Mahdi et Altayeb Alnour. Ces derniers, figures majeures du cinéma soudanais dans les années 1970 et 1980, avaient vu leur carrière et leur passion pour le 7e art mise en veille par des décennies de censure et de manque de soutien institutionnel. Gasmelbari, lui-même cinéaste soudanais, a été inspiré par leur détermination à relancer une salle de cinéma à Omdurman, malgré les nombreux obstacles. Le projet a été développé comme un hommage à ces pionniers du cinéma soudanais, ainsi qu'une exploration des défis culturels et politiques auxquels sont confrontés les artistes dans des contextes difficiles. Le titre, "Talking About Trees", évoque à la fois leur amour pour le cinéma (symbolisé par les "arbres" des bobines de film) et les discussions interminables qu'ils ont pour surmonter les obstacles.

Critiques et réception

Résumé des critiques professionnelles Le film a été acclamé pour son portrait intime et poétique de la passion et de la résilience des quatre cinéastes. Les critiques ont salué la capacité de Suhaib Gasmelbari à capturer à la fois l'humour et la mélancolie de leurs tentatives pour relancer la salle de cinéma, tout en explorant des thèmes universels comme la mémoire collective et le pouvoir de l'art. Certains ont décrit le documentaire comme une "ode au cinéma" qui transcende les frontières culturelles et géographiques. La photographie, signée par Gasmelbari lui-même, a également été remarquée pour sa capacité à capturer la beauté des paysages soudanais et l'émotion des moments partagés entre les quatre hommes.

Réception du public Les spectateurs ont été profondément touchés par l'histoire des quatre cinéastes et leur combat pour préserver leur passion malgré les difficultés. Beaucoup ont exprimé leur admiration pour la manière dont le film met en lumière l'importance du cinéma comme moyen de rassemblement et de préservation culturelle. Certains ont critiqué le documentaire pour son manque de contexte politique plus large, mais la majorité a apprécié son approche humaine et inspirante. Le film a également suscité des discussions sur les défis du cinéma dans les pays en développement et sur l'importance de soutenir les artistes locaux.

Récompenses obtenues "Talking About Trees" a remporté le Prix du Meilleur Documentaire au Festival du film de Berlin (Berlinale) dans la section "Panorama". Le film a également été nommé pour plusieurs autres prix internationaux, dont le Prix du Meilleur Documentaire aux European Film Awards. Suhaib Gasmelbari a reçu des éloges pour sa réalisation et son capacité à créer un portrait à la fois intime et universel des quatre cinéastes. Ces reconnaissances ont aidé à mettre en lumière une œuvre qui célèbre la passion et la résilience des artistes, où qu'ils se trouvent.

Anecdotes de tournage

Inspirations du réalisateur Suhaib Gasmelbari a expliqué avoir été inspiré par des documentaires comme "Cinema Paradiso" et "The Last Movie", qui explorent le pouvoir du cinéma pour rassembler les communautés et préserver la mémoire collective. Il a également puisé dans des œuvres sur l'histoire du cinéma africain, comme "Touki Bouki" de Djibril Diop Mambéty, pour donner un contexte plus large à l'histoire des quatre cinéastes soudanais. Gasmelbari a travaillé avec des historiens du cinéma pour comprendre les défis spécifiques auxquels ont été confrontés les cinéastes soudanais au fil des décennies. Il a aussi visionné des archives de films soudanais pour s'inspirer des atmosphères et des thèmes qui ont marqué le cinéma du pays.

Difficultés de production Le tournage a été marqué par des défis logistiques, notamment l'accès aux archives de films soudanais, qui étaient souvent dispersées ou en mauvais état. Les réalisateurs ont dû s'adapter aux conditions difficiles de tournage au Soudan, où les infrastructures et les ressources étaient limitées. Une autre difficulté a été de gagner la confiance des quatre cinéastes, qui étaient initialement réticents à l'idée de partager leurs histoires et leurs échecs. Enfin, les scènes tournées dans les rues d'Omdurman, où les quatre hommes tentent de convaincre les habitants de les soutenir, ont exigé une coordination précise pour capturer l'authenticité des interactions.

Anecdote sur une scène particulière La scène où les quatre cinéastes projettent un vieux film soudanais dans un espace public improvisé a été particulièrement émouvante à filmer. Gasmelbari a expliqué que cette scène résumait l'essence du film : un mélange de nostalgie, de passion et de détermination à partager leur amour du cinéma avec leur communauté. Les habitants, qui n'avaient pas vu de films soudanais depuis des décennies, ont réagi avec une émotion palpable, ajoutant une authenticité et une puissance supplémentaires à la scène. Cette séquence, devenue l'une des plus marquantes du documentaire, a été saluée pour son réalisme et son impact émotionnel.

Casting initialement prévu À l'origine, le film devait se concentrer sur un seul cinéaste, mais Suhaib Gasmelbari a finalement décidé d'inclure les quatre hommes pour montrer la diversité de leurs parcours et la force de leur amitié. Les quatre cinéastes – Ibrahim Shaddad, Suliman Mohamed Ibrahim, Eltayeb Mahdi et Altayeb Alnour – ont été choisis pour leur charisme et leur capacité à représenter différentes facettes de l'histoire du cinéma soudanais. Gasmelbari a travaillé en étroite collaboration avec eux pour s'assurer que leurs histoires soient racontées avec authenticité et respect.

Thèmes abordés

Le documentaire explore plusieurs thèmes universels liés à l'art, à la mémoire et à la résilience. La passion pour le cinéma est au cœur du récit, avec les quatre cinéastes qui incarnent un amour inconditionnel pour le 7e art, malgré les obstacles et les échecs. Le film interroge également la notion de mémoire collective : comment le cinéma peut-il préserver et transmettre les histoires et les cultures d'une communauté ? La résilience est un autre thème central, illustré par la détermination des quatre hommes à ne pas abandonner leur rêve, malgré les difficultés et les déceptions. Enfin, le pouvoir de l'art est exploré à travers leurs tentatives pour relancer la salle de cinéma, montrant comment le cinéma peut rassembler les gens, préserver les traditions et inspirer les générations futures.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

La fin du film montre les quatre cinéastes, après de nombreux efforts et échecs, réussissant enfin à organiser une projection publique dans leur salle de cinéma rénovée. La dernière scène, où ils regardent avec émotion le public se rassembler pour voir un film, symbolise leur victoire contre les obstacles et leur capacité à partager leur passion avec leur communauté. Suhaib Gasmelbari a expliqué que cette fin était un choix délibéré pour montrer que, malgré les difficultés, la détermination et la passion peuvent triomphe. La dernière image, où les quatre hommes sourient en regardant l'écran, laisse une impression d'espoir et de satisfaction, rappelant que l'art, sous toutes ses formes, a le pouvoir de transcender les barrières et de rassembler les gens.

Signification du titre

"Talking About Trees" (Parler d'arbres) est un titre poétique et métaphorique qui capture l'essence du film et de ses thèmes centraux. Dans le contexte du documentaire, "les arbres" symbolisent à la fois les bobines de film (en anglais, "tree" peut évoquer l'arbre généalogique ou les branches d'un arbre, métaphore des ramifications du cinéma) et les racines profondes du cinéma soudanais, que les quatre cinéastes tentent de faire revivre. En choisissant ce titre, Gasmelbari a voulu souligner que le film est une célébration de la passion pour le cinéma et des discussions, des rêves et des efforts qui l'accompagnent. Le titre rappelle également que, comme les arbres, le cinéma a besoin de soins, d'attention et de temps pour grandir et prospérer.

Bande Originale

La bande originale de "Talking About Trees", composée par Amine Bouhafa, est souvent citée comme l'une des forces du documentaire. Bouhafa a créé une partition qui mêle des instruments traditionnels soudanais, comme l'oud et le tambour, à des compositions modernes pour refléter à la fois l'héritage culturel des quatre cinéastes et leur vision contemporaine du cinéma. La musique, souvent discrète mais toujours présente, renforce l'émotion des scènes clés, comme les moments de nostalgie ou de triomphe. Le thème principal, joué à l'oud, est devenu emblématique et est souvent associé à l'atmosphère à la fois mélancolique et inspirante du film.

Actualités

"Talking About Trees" a eu un impact significatif sur la sensibilisation au cinéma soudanais et aux défis culturels au Soudan. En 2020, le documentaire a été projeté lors de plusieurs festivals de cinéma à travers le monde, où il a été acclamé pour son portrait intime et inspirant des quatre cinéastes. Suhaib Gasmelbari a été invité à discuter de son œuvre lors de conférences sur le cinéma africain et la préservation culturelle, partageant des insights sur les défis de la réalisation d'un film dans un contexte aussi complexe que le Soudan. Le film a également inspiré des initiatives locales pour soutenir le cinéma soudanais, comme des projections publiques et des ateliers de formation pour les jeunes cinéastes. En 2021, une campagne de restauration des archives de films soudanais a été lancée, en partie grâce à l'attention portée par le documentaire. Une version étendue du film, incluant des mises à jour sur les projets des quatre cinéastes, a également été publiée, permettant aux spectateurs de suivre leur parcours après la sortie du documentaire.

Films Similaires

Cinema Paradiso (1988), The Last Movie (1971), Touki Bouki (1973), This Is Not a Film (2011), The Salt of the Earth (2014)