Dans les Cévennes des années 1960, la petite Cécile, dix ans, s'installe avec sa mère Louise dans un village où elle peine à trouver sa place parmi les enfants du pays. L'arrivée d'un cirque ambulant bouleverse son quotidien lorsqu'elle découvre que Poly, le poney vedette du spectacle, est maltraité par son propriétaire, l'inquiétant Brancalou. Bien décidée à le sauver, Cécile organise son évasion et se retrouve entraînée avec l'animal dans une cavale pleine de rebondissements à travers la campagne, poursuivie par le directeur du cirque et un mystérieux personnage local.
Le film est une adaptation cinématographique du feuilleton télévisé Poly, créé dans les années 1960 par Cécile Aubry, dont il reprend l'univers tout en le modernisant pour un public familial contemporain. Nicolas Vanier, réalisateur habitué des récits d'aventure ancrés dans la nature, s'empare de cette histoire après avoir déjà porté à l'écran une autre œuvre de Cécile Aubry, Belle et Sébastien. Le personnage de l'enfant a été rebaptisé Cécile en hommage direct à la créatrice originale de l'histoire.
La critique salue globalement la qualité de la mise en scène naturaliste de Nicolas Vanier et l'authenticité des prises de vues impliquant l'animal, tout en soulignant le classicisme assumé du récit, pensé avant tout comme un divertissement familial sans grande prise de risque narrative. Le public familial réserve un accueil chaleureux au film lors de sa sortie, porté par la notoriété du réalisateur auprès de ce public et par l'attrait intergénérationnel de l'histoire du poney Poly, bien que sa sortie en pleine crise sanitaire ait limité sa fréquentation en salles. Poly n'a pas été distingué par de grandes récompenses cinématographiques, son ambition étant avant tout de proposer un spectacle familial fédérateur plutôt qu'une œuvre destinée aux palmarès de festivals.
Il s'agit de la seconde collaboration entre Nicolas Vanier et François Cluzet après le film L'École buissonnière sorti en 2017, une complicité que les deux hommes ont souhaité prolonger sur ce nouveau projet. Le tournage s'est déroulé dans les Cévennes, notamment autour du château de Portes, dont l'aspect médiéval en partie en ruine a nourri l'atmosphère mystérieuse entourant le personnage de Victor. Comme à son habitude, Nicolas Vanier a privilégié un tournage proche de la nature et des animaux, laissant le temps nécessaire à ses jeunes comédiens et à leurs partenaires équins pour instaurer une relation de confiance devant la caméra. Le réalisateur a accompagné la sortie du film de nombreuses avant-premières à travers la France, souvent en compagnie de ses acteurs principaux.
Le film aborde la maltraitance animale et l'engagement d'une enfant pour protéger un être vulnérable, mais aussi l'intégration difficile dans un nouveau lieu de vie et la naissance d'une amitié entre une fillette et un animal. Le voyage initiatique et la solidarité face à l'adversité occupent également une place centrale dans le récit.
Au terme de leur cavale, Cécile parvient à mettre Poly définitivement à l'abri des mauvais traitements de Brancalou, tout en découvrant que le mystérieux Victor n'est pas la menace qu'elle imaginait. Cette aventure lui permet enfin de trouver sa place dans son nouveau village et de nouer des liens durables avec les enfants qu'elle avait d'abord eu du mal à côtoyer.
Le titre reprend simplement le nom du poney héros de l'histoire, Poly, personnage central déjà popularisé par le feuilleton télévisé original de Cécile Aubry dont le film s'inspire directement.
Le film continue d'être diffusé régulièrement à la télévision et proposé en location sur les plateformes de vidéo à la demande, confirmant sa place parmi les films familiaux français les plus populaires de son époque.
Belle et Sébastien, L'École buissonnière, Cheval de guerre.