À la veille de Noël, Sam et son meilleur ami Khalid se déguisent en père Noël pour dérober tout ce qu'ils peuvent aux Galeries Lafayette. Rapidement coincé par des enfants curieux, Sam se retrouve contraint de leur raconter une histoire, celle d'Aladin, mais version très personnelle et détournée. Dans la peau de ce jeune voleur, Sam entame un voyage au cœur de Bagdad, ville aux mille et une richesses tyrannisée par un terrible vizir sans pitié. Aidé par un génie facétieux, Aladin devra déjouer les plans machiavéliques du vizir pour sauver son ami et conquérir le cœur de la princesse Shallia.
Arthur Benzaquen, également scénariste et acteur du film, développe l'idée originelle de ce projet en s'inspirant librement du conte traditionnel des Mille et Une Nuits, tout en le transposant dans un registre de comédie populaire française résolument contemporaine. L'idée du dispositif narratif, avec un jeune voleur des Galeries Lafayette racontant l'histoire d'Aladin à des enfants, permet de créer un pont ludique entre l'univers contemporain et le conte oriental traditionnel. Benzaquen coréalise le projet avec Lionel Steketee, déjà expérimenté dans la comédie populaire française, afin de conjuguer leurs compétences respectives sur ce projet à l'ambition visuelle importante. Kev Adams, alors au sommet de sa popularité auprès du jeune public français, est choisi pour incarner le double rôle de Sam et d'Aladin. Le tournage nécessite d'importants effets spéciaux numériques pour recréer l'univers fantastique de Bagdad, les tapis volants et les pouvoirs du génie, avec un budget de production nettement supérieur à celui des comédies françaises habituelles. La production choisit également un casting mêlant humoristes reconnus et jeunes talents populaires afin de séduire un large public familial.
Le film reçoit un accueil critique mitigé, plusieurs observateurs saluant l'ambition visuelle et les effets spéciaux soignés du projet tout en jugeant le scénario assez convenu et l'humour parfois trop appuyé pour convaincre pleinement un public adulte. Certains critiques apprécient néanmoins la performance de l'ensemble du casting, notamment Jean-Paul Rouve dans le rôle du vizir et Michel Blanc dans celui du sultan. La séquence de la caverne aux trésors, pastiche revendiqué d'Indiana Jones, est particulièrement remarquée pour son inventivité visuelle. Le public réserve un accueil favorable au film, porté par la popularité de Kev Adams auprès du jeune public français et par l'attrait familial du conte revisité. Le film rencontre un succès commercial correct en salles, confirmant l'attrait du grand public pour ce type de comédie familiale fantastique française à gros budget. Le film reste aujourd'hui apprécié principalement par un public familial et jeune. Le film n'a pas obtenu de récompense cinématographique majeure lors de sa sortie, restant principalement valorisé pour son succès commercial auprès du public familial français et belge.
Le tournage a nécessité d'importants effets spéciaux numériques pour recréer l'univers fantastique de Bagdad, notamment les séquences de tapis volants et les pouvoirs magiques du génie, avec un budget de production nettement supérieur à celui des comédies françaises habituelles de l'époque. La séquence de la caverne aux trésors, conçue comme un pastiche revendiqué d'Indiana Jones avec son sol musical particulier, a nécessité une préparation technique et chorégraphique particulièrement soignée. Kev Adams a dû incarner un double rôle, celui de Sam dans le cadre contemporain et celui d'Aladin dans le conte oriental, un exercice d'acteur qui a nécessité une distinction claire entre les deux registres de jeu.
Le film explore, sur un mode familial et fantastique, la lutte entre tyrannie et justice à travers l'opposition entre le terrible vizir et le jeune voleur Aladin porteur d'espoir pour le peuple opprimé. Il aborde également l'amitié fidèle entre Sam et Khalid, thème qui traverse à la fois le cadre contemporain et le conte oriental raconté par le personnage principal. La quête amoureuse et le dépassement de ses origines modestes, incarnés par la romance entre Aladin et la princesse Shallia, constituent également un axe classique du récit de conte revisité.
Aladin parvient finalement à déjouer les plans machiavéliques du vizir grâce à l'aide précieuse de son génie facétieux, sauvant son ami Khalid et conquérant le cœur de la princesse Shallia malgré ses origines modestes de voleur. Dans le cadre contemporain, Sam achève son récit auprès des enfants qui l'ont surpris, la morale du conte semblant avoir adouci sa propre conduite délictueuse initiale. Le film se conclut sur cette double résolution parallèle, mêlant happy end classique du conte oriental et rédemption plus légère du personnage contemporain, fidèle à l'esprit familial et optimiste de l'ensemble du récit.
Le titre Les Nouvelles Aventures d'Aladin annonce directement une relecture contemporaine et personnelle du conte traditionnel des Mille et Une Nuits, le terme « nouvelles » soulignant l'écart volontaire pris par le film avec les versions plus classiques et connues de cette histoire.
Les Nouvelles Aventures d'Aladin reste aujourd'hui apprécié principalement comme une comédie familiale française à gros budget, régulièrement rediffusée à la télévision durant les fêtes de fin d'année. Kev Adams a depuis poursuivi une carrière internationale, notamment aux États-Unis, tout en restant une figure populaire du cinéma comique français.
Les amateurs du film apprécieront Aladin de Disney pour comparer les différentes adaptations du même conte oriental, Kaamelott pour retrouver un humour français fantastique similaire, ou encore Les Nouvelles Aventures d'Aladin, l'expérience de sa propre bande-annonce parodique ayant précédé le film à succès.