La suite directe des aventures de la famille Indestructible reprend exactement là où le premier film s'était arrêté. Cette fois, c'est Hélène — Elastigirl — qui est mise en avant pour mener une campagne de réhabilitation des supers-héros aux yeux du public, pendant que Bob reste à la maison pour s'occuper des trois enfants. Mais une mystérieuse super-vilaine, l'Hypnomobile, dont les lunettes hypnotiques manipulent les esprits, sème le chaos. Entre la mission d'Hélène, les crises de bébé Jack-Jack et les responsabilités nouvelles de Bob, les Indestructibles n'ont jamais autant eu besoin d'être une vraie famille.
Les Indestructibles 2 est la suite tant attendue du chef-d'œuvre d'animation de Pixar sorti en 2004. Brad Bird, scénariste et réalisateur du premier opus, a mis quatorze ans à revenir sur ce projet — non par manque d'envie, mais parce qu'il refusait de faire une suite sans avoir une vraie histoire à raconter. L'idée qui a finalement débloqué le projet est simple et radicale : et si cette fois c'était Hélène (Elastigirl) le personnage central, pendant que Bob restait à la maison en «super-papa» ? Cette inversion des rôles traditionnels permettait d'explorer de nouveaux territoires narratifs et thématiques tout en approfondissant des questions d'actualité — la place des femmes dans la sphère publique, la parentalité partagée. Brad Bird avait initialement prévu de s'attaquer d'abord à d'autres projets, mais le succès continu et la demande publique pour cette suite l'ont finalement convaincu de revenir.
Résumé des critiques professionnelles : Les Indestructibles 2 a reçu une excellente réception critique, avec 94 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes. La presse a salué la qualité de l'animation — nettement supérieure techniquement à celle du premier film — et la pertinence des thèmes abordés sur la famille et l'égalité des sexes. Beaucoup ont cependant noté que le film restait en deçà du chef-d'œuvre original, manquant de la surprise de la première fois.
Réception du public : Le film a été un triomphe commercial, récoltant 1,243 milliard de dollars au box-office mondial — le plus grand succès de l'histoire de Pixar jusqu'alors et le deuxième meilleur démarrage de l'histoire du cinéma d'animation. Il a pulvérisé tous les records de démarrage pour un film d'animation.
Récompenses obtenues : Le film a remporté le Critics'Choice Award du meilleur film d'animation et a été nominé aux Oscar du meilleur film d'animation — qu'il a perdu face à Spider-Man : New Generation.
Inspirations du réalisateur : Brad Bird a voulu que cette suite soit thématiquement liée à son époque — notamment les débats sur la place des femmes dans les espaces publics et professionnels. La décision de faire d'Elastigirl la protagoniste principale était aussi une réponse aux nombreuses spectatrices qui s'étaient identifiées à ce personnage dans le premier film.
Difficultés de production : Les standards techniques de Pixar ayant considérablement évolué depuis 2004, toute la famille Indestructible — personnages, vêtements, décors — a dû être entièrement recréée. En particulier, les cheveux humains, l'un des grands défis de l'animation numérique, ont fait l'objet d'un travail titanesque pour atteindre un réalisme inédit.
Anecdote sur une scène particulière : Le personnage de Jack-Jack — le bébé aux pouvoirs incontrôlables — est rapidement devenu la star inattendue du film. Les scènes de son combat contre un raton laveur sont devenues virales et sont unanimement citées comme les plus drôles du film.
Les Indestructibles 2 explore avec humour et pertinence les rôles de genre au sein du couple : Bob doit apprendre à gérer le foyer et les enfants pendant qu'Hélène travaille — et il réalise que c'est bien plus difficile qu'il ne le pensait. Le film aborde aussi la légitimité des super-héros dans la sphère publique et la façon dont l'opinion se construit (et se manipule). La famille comme équipe est le thème central de l'univers Indestructibles : chaque membre a un rôle unique, et c'est leur complémentarité qui les rend invincibles. Enfin, le film questionne la manipulation médiatique à travers le personnage de l'Hypnomobile.
La révélation de l'identité de l'Hypnomobile — et de ses motivations profondes — donne à la menace une dimension plus complexe et inattendue. La famille réunie pour contrer cette menace affirme que les Indestructibles ne sont pas invincibles parce qu'ils ont des super-pouvoirs, mais parce qu'ils forment une famille soudée. La fin ouvre la voie à un retour officiel des super-héros dans la société, laissant imaginer d'autres aventures futures.
Les Indestructibles (The Incredibles) joue sur la double signification : «indestructibles» au sens littéral (ils ont des pouvoirs qui les rendent difficiles à détruire) et «incroyables» au sens figuré (ils sont exceptionnels, formidables). Le «2» de cette suite dit simplement la continuité — mais dans l'univers Pixar, les suites portent toujours la promesse implicite que la famille est revenu plus forte et plus unie encore.
La bande originale de Les Indestructibles 2 est signée par Michael Giacchino, qui retrouve l'univers qu'il avait contribué à créer dans le premier film. La musique, dans la tradition du jazz orchestral des années 1960 — clin d'œil aux films de James Bond et aux séries d'espionnage vintage —, est à la fois swinguante et héroïque. La façon dont Giacchino marie les cuivres jazz et l'orchestre symphonique pour créer un son unique dans le paysage des films d'animation reste l'une de ses œuvres les plus réussies.
Les Indestructibles 2 reste l'un des plus grands succès de l'histoire de Pixar. Un troisième volet est régulièrement évoqué mais n'a pas encore été officiellement confirmé par Brad Bird. Le film est disponible sur Disney+ et en VOD. Les deux films restent des classiques du cinéma d'animation familial contemporain.
Les Indestructibles 2 dialogue directement avec le premier opus (Les Indestructibles, 2004) dont il est la suite. Pour les films Pixar à la même sophistication thématique, WALL-E (2008) ou Ratatouille (2007) — tous deux de Brad Bird — offrent le même niveau d'ambition. Côté super-héros animés, Spider-Man : New Generation (2018) ou Big Hero 6 (2014) partagent un univers comparable.