Michel est un éternel romantique qui rêve d'une rencontre d'amour idéale et fortuite, calquée sur le modèle des vieux films hollywoodiens ou du coup de foudre de ses parents. À l'inverse, son meilleur ami Vincent est un séducteur cynique et pragmatique qui préfère multiplier les aventures sans lendemains et prône le culte du lit. Fatigué d'attendre le destin, Vincent décide d'orchestrer en secret une rencontre parfaite pour Michel avec la pétillante Angèle. Malheureusement, le plan machiavélique va se retourner contre les deux amis lorsque la vérité va éclater.
L'idée originelle de cette comédie romantique moderne est née de la volonté du producteur et réalisateur Dominique Farrugia de dépoussiérer les codes de la romance à la française en y insufflant un rythme d'écriture américain. L'inspiration est venue de la confrontation éternelle entre la vision utopique du grand amour et le pragmatisme des relations amoureuses contemporaines à l'ère moderne. Farrugia s'est entouré d'Arnaud Lemort pour co-réaliser et apporter une écriture dynamique et riche en répliques percutantes. La production a immédiatement misé sur le potentiel comique et le charme évident de Virginie Efira, qui signait ici un de ses tout premiers grands rôles marquants au cinéma. Le projet a été conçu dès le départ comme une comédie chorale rythmée et résolument optimiste.
La presse professionnelle française a réservé un accueil globalement amusé et bienveillant à cette comédie romantique lors de sa sortie estivale. Les critiques ont salué l'efficacité du duo formé par Clovis Cornillac et Manu Payet, dont la complicité fraternelle crève l'écran. De nombreux journalistes ont applaudi la fraîcheur et le magnétisme de Virginie Efira, prophétisant sa grande carrière à venir dans le cinéma français. Quelques avis plus sévères ont pointé du doigt l'utilisation de stratagèmes scénaristiques assez prévisibles propres au genre de la rom-com. Du côté des spectateurs, le film a rencontré un franc succès populaire, attirant plus d'un million d'amateurs d'humour léger dans les salles. Les retours ont encensé les sketchs de Manu Payet.
Les réalisateurs se sont inspirés de classiques de la comédie romantique anglo-saxonne comme « Quand Harry rencontre Sally » pour peindre leur vision de l'amitié homme-femme. Le tournage s'est déroulé entièrement à Paris, exploitant des lieux romantiques iconiques ainsi que des appartements au style typiquement branché. Une anecdote raconte que l'ambiance sur le plateau était particulièrement propice aux fous rires, notamment en raison des improvisations incessantes de Manu Payet. L'équipe technique a dû travailler dans des parcs parisiens bondés, nécessitant de dissimuler parfois les caméras pour éviter les attroupements de curieux. Pour le casting, le choix de Clovis Cornillac en romantique maladroit offrait un contre-emploi amusant par rapport à ses rôles physiques habituels.
Le film explore le contraste entre l'idéalisme romantique et le cynisme sexuel, la manipulation amicale par bienveillance et les quiproquos sentimentaux. Il aborde également la force de l'amitié masculine, la peur de l'engagement et l'acceptation du hasard amoureux.
La fin de la comédie voit éclater la vérité sur la mise en scène orchestrée par Vincent, provoquant une rupture douloureuse entre Michel et Angèle. Après une prise de conscience salutaire et une réconciliation entre les deux meilleurs amis, Michel décide de prendre son destin en main loin des clichés de cinéma. Il parvient à intercepter Angèle de manière sincère et maladroite, prouvant que la réalité de son amour surpasse toutes les fictions écrites. La scène finale les montre heureux, tandis que Vincent commence lui aussi à envisager une relation plus stable.
Le titre sonne comme un adage joyeux affirmant que le bonheur personnel et les péripéties de la vie quotidienne prennent tout leur sens lorsqu'ils sont partagés au sein d'un couple uni.
Le long-métrage est devenu un classique des soirées télévisées estivales de divertissement et reste régulièrement cité pour le duo mémorable formé par ses acteurs principaux.
On peut inscrire ce long-métrage dans la lignée de comédies romantiques françaises dynamiques des années deux mille dix comme « L'Arnacœur » ou « 20 ans d'écart ».