Devenus des entrepreneurs à succès dans le textile du quartier du Sentier, Eddie, Dov et Yvan doivent désormais composer avec les méthodes bien plus expéditives et impitoyables du monde de la grande distribution européenne. Reçus d'abord avec méfiance par un acheteur dubitatif, ils finissent par être pris en charge par le directeur des achats d'une grande chaîne d'hypermarchés, qui leur impose des conditions commerciales de plus en plus contraignantes. Pendant ce temps, la bande d'amis se disloque peu à peu, entre le départ de Dov et Patrick pour la Californie et la découverte par Eddie d'une escroquerie bien plus grave que ses seules difficultés commerciales. Déterminé à se venger de ceux qui l'ont trahi, Eddie va concevoir un plan aussi audacieux que fédérateur pour réunir à nouveau tous ses amis autour d'un même objectif.
La Vérité si je mens ! 2 n'est pas tiré d'un livre mais constitue la suite directe du premier film à succès de Thomas Gilou, tourné en 2000 et sorti l'année suivante, poursuivant les aventures d'Eddie et de sa bande d'amis désormais installés dans le monde impitoyable de la grande distribution. Le scénario s'inspire notamment de faits divers réels concernant l'affaire du Sentier II, un vaste scandale de blanchiment d'argent qui a directement nourri l'intrigue autour du personnage de Serge Benamou interprété par José Garcia. Gad Elmaleh, qui avait initialement décliné le rôle de Dov dans le premier film pour tourner XXL avec Gérard Depardieu, a cette fois accepté de rejoindre la saga, reprenant ainsi le rôle qui lui avait été proposé quelques années auparavant. Thomas Gilou a voulu élargir le cadre du récit au-delà du seul quartier du Sentier, confrontant désormais ses personnages aux logiques bien plus dures et cyniques de la grande distribution, un secteur économique en pleine mutation à l'époque de la sortie du film. Le tournage a notamment profité de la tenue d'un match amical de football entre la France et la Slovénie au Stade de France en avril 2000 pour y filmer une scène se déroulant dans une loge du stade.
La critique a réservé un accueil favorable à cette suite, saluant la fidélité de Thomas Gilou à l'esprit du premier film tout en appréciant l'élargissement de son propos vers la critique plus mordante des pratiques de la grande distribution. Les observateurs ont particulièrement souligné la performance de José Garcia dans le rôle de Serge Benamou, dont l'intrigue de blanchiment d'argent inspirée de l'affaire du Sentier II a été saluée pour son ancrage dans une actualité économique bien réelle. Certains critiques ont toutefois noté que la suite peinait parfois à retrouver la spontanéité et la fraîcheur du premier volet, un défi classique pour toute suite d'un succès populaire aussi marqué. Le film a néanmoins été identifié comme une confirmation solide de la formule initiée par le premier opus plutôt que comme une simple redite opportuniste.
Le public a réservé un accueil triomphal à cette suite, qui a rassemblé près de sept millions cinq cent mille spectateurs en France, surpassant très largement le score du premier film et confirmant l'attachement du public à cette bande de personnages. Les spectateurs ont particulièrement apprécié le retour de la plupart des acteurs du premier volet dans des rôles parfois différents, ainsi que l'arrivée de Gad Elmaleh dans la distribution.
Le film a servi de film de clôture au Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez en 2001, une reconnaissance qui a confirmé le statut de comédie populaire incontournable de cette suite, dont le succès commercial a immédiatement entraîné la mise en chantier d'un troisième volet plusieurs années plus tard.
Gad Elmaleh, qui avait initialement décliné le rôle de Dov proposé pour le premier film afin de tourner XXL aux côtés de Gérard Depardieu, a fini par accepter de rejoindre la saga pour ce second volet, répondant avec humour à Thomas Gilou qu'il refusait cette fois le rôle uniquement pour pouvoir tourner XXL 2. L'intrigue autour du personnage de Serge Benamou, incarné par José Garcia et impliqué dans une affaire de blanchiment d'argent, s'inspire fortement de la véritable affaire du Sentier II qui avait défrayé la chronique quelques années auparavant. Certains acteurs déjà présents dans le premier film reviennent dans des rôles différents pour cette suite, à l'image de Gladys Cohen qui interprétait la mère de Dov dans le premier opus et incarne ici la mère de Serge Benamou. Une scène du film a été tournée dans une loge du Stade de France pendant le match amical opposant la France à la Slovénie le 26 avril 2000, une opportunité de tournage rare offrant une authenticité particulière à cette séquence. Daniel Prévost, présent au casting, prêtait déjà sa voix aux spots publicitaires des magasins U depuis les années 1980, un clin d'œil amusant à son rôle dans le film consacré au monde de la grande distribution.
La Vérité si je mens ! 2 explore les logiques impitoyables de la grande distribution et ses pratiques commerciales parfois abusives envers les petits fournisseurs, un sujet qui élargit considérablement le cadre du quartier du Sentier exploré dans le premier film. Le film aborde aussi la trahison au sein d'un groupe d'amis, symbolisée par l'escroquerie découverte par Eddie qui va bien au-delà de son simple échec commercial initial. La dislocation et la reconstruction d'une amitié mise à l'épreuve occupent également une place importante, la bande d'amis devant se réunir à nouveau après une période de séparation et d'éloignement. Enfin, le film questionne la vengeance et la justice personnelle, Eddie orchestrant un plan élaboré pour rétablir l'équilibre après avoir été spolié par ceux en qui il avait placé sa confiance.
Après avoir découvert l'ampleur de l'escroquerie dont il a été victime, Eddie parvient à réunir et mobiliser l'ensemble de ses amis autour d'un plan élaboré de vengeance, restaurant à la fois sa fortune perdue et la cohésion du groupe mise à mal tout au long du film. Cette résolution collective, fidèle à l'esprit de solidarité qui caractérise l'ensemble de la saga, permet à chacun des personnages de retrouver sa place au sein de la bande après une période de dislocation et de tensions internes. Le film se referme sur cette réconciliation générale, ouvrant la voie à un troisième volet qui poursuivra les aventures de cette communauté d'amis désormais réunie.
Le titre La Vérité si je mens ! 2 reprend simplement le titre du premier film en y ajoutant le chiffre marquant sa continuité directe, une pratique classique pour les suites cinématographiques cherchant à capitaliser sur la notoriété déjà acquise par l'œuvre originale. Cette continuité titulaire souligne la fidélité du film à l'univers et aux personnages déjà installés dans le premier volet, tout en signalant au public l'élargissement de l'intrigue vers de nouveaux territoires narratifs, en l'occurrence celui de la grande distribution. Le titre, désormais devenu une marque à part entière dans le paysage de la comédie française, annonce la poursuite d'une saga appelée à se prolonger sur un troisième opus.
Sorti en France en février 2001, La Vérité si je mens ! 2 a rassemblé près de sept millions cinq cent mille spectateurs, confirmant et amplifiant très largement le succès du premier volet de la saga. Ce triomphe commercial a directement entraîné la mise en chantier d'un troisième film, La Vérité si je mens ! 3, qui ne sortira toutefois que onze ans plus tard, en 2012.
Les amateurs de cette saga populaire pourront naturellement se tourner vers La Vérité si je mens !, premier volet dont ce film constitue la suite directe, ou vers La Vérité si je mens ! 3, troisième et dernier chapitre de la trilogie réalisée par Thomas Gilou, qui poursuit les aventures de la bande d'amis dans un contexte économique encore renouvelé.