A la fin du dix-neuvieme siecle, Rafael Padilla, artiste noir cubain d'origine modeste, rejoint un cirque itinerant en France ou il rencontre Georges Foottit, clown blanc en declin. Ensemble, ils forment le premier duo comique mixte de l'histoire du cirque francais, rencontrant un succes fulgurant. Mais derriere les rires, Rafael doit affronter le racisme de son epoque, qui le cantonne a un role de bouffon soumis aux stereotypes les plus degradants. Sa quete de reconnaissance en tant qu'artiste et homme libre va bouleverser sa vie.
Chocolat s'inspire de la véritable histoire de Rafael Padilla, premier artiste noir vedette du cirque français, connu sous le nom de Chocolat aux côtés de George Foottit. Roschdy Zem s'est appuyé sur la biographie de Gérard Noiriel pour reconstituer ce parcours largement oublié. Il souhaitait dénoncer le racisme structurel du music-hall français de l'époque. Omar Sy a été choisi pour porter ce destin méconnu à l'écran.
Les critiques ont salué la performance d'Omar Sy, l'une des plus abouties de sa carrière. Plusieurs ont souligné la pertinence historique et sociale du film sur le racisme dans le divertissement français. Le public a été touché par la dimension tragique du parcours de Rafael Padilla et par la performance dramatique d'Omar Sy, loin de ses rôles comiques habituels. Le film a été nommé pour plusieurs César en 2017, dont celui du meilleur acteur pour Omar Sy.
Roschdy Zem s'est appuyé sur la biographie de Gérard Noiriel. Le tournage a nécessité une reconstitution minutieuse des spectacles de cirque de la fin du dix-neuvième siècle. Omar Sy a appris plusieurs numéros de cirque pour incarner les performances scéniques de Padilla.
Le racisme structurel du music-hall français, la quête de dignité artistique au-delà des rôles caricaturaux imposés, et l'amitié complexe entre deux artistes séparés par les rapports de pouvoir raciaux.
Rafael tente de se réinventer en acteur dramatique mais se heurte au refus d'une société qui ne veut voir en lui que le bouffon. Le film se conclut sur son déclin et sa mort dans un relatif oubli injuste.
Le titre reprend le nom de scène attribué à Rafael Padilla, référence directe à sa couleur de peau, symbolisant son enfermement racial.
Le film a contribué à faire redécouvrir la figure méconnue de Rafael Padilla auprès du grand public français.
Green Book : Sur les routes du Sud, ou Intouchables, précédent grand succès d'Omar Sy dans un registre plus léger.