Lorsque sa sœur Isa lui recommande d'écouter un mystérieux disque vinyle des années 1970 censé transformer la vie de ceux qui l'écoutent, Celeste se montre d'abord sceptique. Cédant finalement à sa curiosité, elle plonge dans un état de transe hypnotique appelé "magnétisme", plongeant ainsi malgré elle dans un engrenage surnaturel bien plus sombre qu'elle ne l'imaginait. Alors que des phénomènes de plus en plus inquiétants surviennent autour d'elle, Celeste découvre que ce mystérieux enregistrement pourrait libérer un double éthéré prêt à prendre sa place.
Le film développe le concept initialement exploré par Adrian Garcia Bogliano dans son court-métrage Don't Open Your Eyes, dont plusieurs scènes ont été directement reprises ou recréées pour ce long-métrage. Le réalisateur hispano-mexicain, féru de cinéma d'exploitation suédois des années 1970, construit son scénario autour de l'idée d'un enregistrement hypnotique capable de libérer des doubles surnaturels, un concept mêlant horreur psychédélique et références directes à l'ésotérisme new age de cette époque.
La critique salue l'atmosphère hypnotique et l'esthétique visuelle soignée du film, ainsi que la présence marquante de l'actrice suédoise culte Christina Lindberg, tout en regrettant pour certains observateurs un scénario qui peine à maintenir sa tension jusqu'à sa conclusion. Plusieurs observateurs saluent néanmoins l'originalité du concept de double éthéré libéré par un enregistrement hypnotique. Le public réserve un accueil confidentiel mais enthousiaste au film au sein de la communauté des amateurs de cinéma fantastique suédois, séduits par le retour à l'écran de Christina Lindberg, icône du cinéma d'exploitation des années 1970. Black Circle n'a pas été distingué par de grandes récompenses cinématographiques, sa carrière s'inscrivant principalement dans le circuit des festivals de films fantastiques internationaux.
Adrian Garcia Bogliano confie avoir voulu, avant toute chose, faire revenir à l'écran l'actrice suédoise Christina Lindberg, dont il admire depuis longtemps la présence si particulière héritée du cinéma d'exploitation suédois des années 1970. Le tournage s'est déroulé en Suède, la production ayant dû composer avec un budget limité pour reconstituer l'ambiance à la fois rétro et surnaturelle nécessaire à l'intrigue du film. Le scénario s'inspire directement du court-métrage Don't Open Your Eyes réalisé par Adrian Garcia Bogliano l'année précédente, dont plusieurs scènes ont été recréées à l'identique pour ce long-métrage. La musique du film, composée par le producteur Rickard Gramfors, s'appuie sur des sonorités électroniques hypnotiques destinées à renforcer l'atmosphère envoûtante et inquiétante propre au récit.
Le film explore le dédoublement de la personnalité et la perte d'identité face à une entité surnaturelle cherchant à prendre la place de sa victime, ainsi que la fascination et les dangers de pratiques ésotériques héritées de la culture new age des années 1970. Il aborde également les liens fraternels mis à l'épreuve par une menace surnaturelle grandissante.
Après avoir compris que le disque vinyle libère un double éthéré destiné à remplacer celui qui l'écoute, Celeste doit affronter sa propre doublure surnaturelle lors d'un climax psychédélique et inquiétant, le film laissant planer une ambiguïté quant à l'identité réelle de la survivante au terme de cet affrontement.
Le titre Black Circle, littéralement "cercle noir", renvoie à l'image du disque vinyle au cœur de l'intrigue, dont la forme circulaire et la couleur sombre symbolisent à la fois l'objet de fascination et le piège surnaturel dans lequel tombent les personnages qui l'écoutent.
Le film continue d'être régulièrement redécouvert par les amateurs de cinéma fantastique scandinave, notamment grâce à des éditions collector saluant le retour remarqué de Christina Lindberg à l'écran.
Suspiria, Le Cercle, Berberian Sound Studio.