Vendredi, 28 août 2026
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Layla Hakim

🎂 30/11/1932

📍 Chiyah, district de Baabda, Liban

🌍 Libanaise

Biographie

Parcours

Née Layla Daou en 1933 dans la région de Chiyah, dans le district de Baabda, elle adopte le nom de scène de Layla Hakim après son mariage avec Wadih Hakim, dont elle a un fils unique prénommé Elie, devenu par la suite architecte. Le divorce survient rapidement après cette union, la contraignant, alors qu'elle est encore au lycée, à enseigner le français pour subvenir à ses besoins. Elle choisit d'étudier la philosophie plutôt que l'art dramatique, une formation atypique pour une future actrice qui n'a jamais suivi de cours de comédie formels. Elle poursuit sa carrière d'enseignante de français dans les écoles publiques libanaises jusqu'à sa retraite, plus de quinze ans avant sa disparition. Cette double vie, entre salle de classe et plateau de tournage, façonne une actrice singulière, respectée pour son professionnalisme malgré l'absence de formation actorielle classique.

Comment son premier rôle a été obtenu

Elle entre dans le monde du théâtre et du cinéma dès les années 1960, une décennie durant laquelle elle s'inscrit à la Syndicat des acteurs de théâtre, de cinéma, de radio et de télévision en 1967. Sa maîtrise remarquable du français, héritée de ses années d'enseignement, la conduit à participer à deux films francophones tournés au Liban mais présentés au Canada. Son unique participation égyptienne survient en 1970 avec Al-Hobb al-Kabir, aux côtés de Farid al-Atrash et Faten Hamama, un rôle obtenu grâce à sa réputation grandissante dans le cinéma libanais et arabe. Cette entrée dans le métier, tardive et sans formation classique, témoigne d'un talent naturel rapidement reconnu par la profession. Le célèbre acteur égyptien Youssef Wahbi l'aurait lui-même choisie pour l'une de ses premières participations cinématographiques notables.

Rôles marquants

Après des débuts prometteurs dans les années 1960 et 1970, elle devient au fil des décennies l'une des interprètes les plus reconnues du cinéma et de la télévision libanais, se spécialisant dans les rôles de grand-mère durant les dernières années de sa carrière. Elle apparaît dans Zennar el Nar de Bahij Hojeij en 2004, un film marquant du cinéma libanais contemporain. Sa collaboration avec Nadine Labaki, dans Et maintenant on va où? en 2011, lui offre une reconnaissance internationale tardive, le film ayant représenté le Liban aux Oscars l'année suivante. Elle poursuit sa carrière avec Wadi al-Dumou de Marianne Zahil en 2012, avant de participer à la série télévisée Amalia en 2013, son dernier travail documenté. Cette filmographie, riche et variée sur plus de cinq décennies, témoigne d'une longévité exceptionnelle pour une actrice sans formation classique initiale.

Influences

Sa formation en philosophie, plutôt qu'en art dramatique, lui a conféré une approche réflexive singulière de ses personnages, éloignée des codes techniques de l'école théâtrale classique. Sa longue carrière d'enseignante de français a également nourri une rigueur et une discipline personnelle qu'elle a transposées à son travail d'actrice. Son adhésion tardive au syndicat des acteurs libanais, en 1967, témoigne d'un engagement professionnel progressif plutôt que d'une vocation précoce. Cette trajectoire atypique, entre enseignement et cinéma, façonne une actrice profondément ancrée dans la réalité sociale libanaise qu'elle a contribué à représenter à l'écran.

Style de jeu

Layla Hakim s'est distinguée par une capacité naturelle à incarner avec justesse des personnages tragiques comme comiques, sans jamais avoir suivi de formation théâtrale classique. Sa spécialisation tardive dans les rôles de grand-mère, durant les dernières années de sa carrière, révèle une aptitude particulière à transmettre chaleur et autorité bienveillante à l'écran. Cette polyvalence entre tragédie et comédie, acquise sur le tas plutôt que par l'apprentissage académique, constitue la marque la plus reconnaissable de son jeu d'actrice. Sa longévité exceptionnelle dans l'industrie témoigne d'un talent naturel salué par l'ensemble des réalisateurs avec lesquels elle a collaboré.

Collaborations régulières

Sa collaboration la plus tardive et la plus internationalement visible reste celle avec Nadine Labaki sur Et maintenant on va où? en 2011, aux côtés de Claude Baz Moussawbaa. Elle a également travaillé avec le réalisateur Bahij Hojeij sur Zennar el Nar en 2004, une collaboration marquante du cinéma libanais contemporain. Sa participation au film égyptien Al-Hobb al-Kabir en 1970, aux côtés de Farid al-Atrash et Faten Hamama, illustre également sa capacité à s'intégrer à des productions arabes de premier plan au-delà du seul cinéma libanais.

Engagements

Parallèlement à sa carrière artistique, Layla Hakim a exercé pendant de nombreuses années comme enseignante de français dans les écoles publiques libanaises, un engagement éducatif de longue durée. Le ministre libanais de la Culture, Rony Araiji, a salué à sa disparition son double héritage d'artiste cultivée et d'enseignante dévouée à la langue française dans les écoles officielles du pays. Cette double vocation, entre transmission éducative et création artistique, a marqué durablement sa réputation publique au Liban.

🎬 Réalisateurs avec lesquels Layla Hakim a collaboré

👥 Acteurs similaires

Claude Baz Moussawbaa 1 film en commun
Nadine Labaki 1 film en commun