🎂 08/01/1992
📍 Rennes, France
🌍 Française
Né à Rennes dans une famille d'origine algérienne, Dali Benssalah grandit dans un quartier populaire. Il se passionne d'abord pour les sports de combat et devient champion de France de muay thaï en 2011. Une blessure sérieuse met un terme à cette carrière et l'oblige à reconsidérer sa vie. Il quitte alors ses études d'économie pour monter à Paris et se former au Cours Florent. Il poursuit ensuite sa formation au Théâtre national de la Colline, au Théâtre national de Strasbourg avec Stanislas Nordey puis à la Fabrica d'Avignon avec Olivier Py. C'est ce parcours atypique, de la boxe au théâtre, qui donne à son jeu une intensité immédiatement reconnaissable.
Dali Benssalah débute devant la caméra dès 2013, dans de petites participations. Sa vraie révélation arrive en 2017 avec le clip Territory du duo électro The Blaze, tourné à Alger. Il y incarne un jeune homme de retour dans sa famille, dansant sur les toits avec ses amis, dans une vidéo vue des dizaines de millions de fois. Ce clip attire l'attention de plusieurs cinéastes, dont Louis Garrel, qui lui confie un rôle dans L'Homme fidèle en 2018. C'est aussi ce clip qui a fait remarquer l'acteur à Cary Joji Fukunaga, futur réalisateur de James Bond. Sans cette vidéo, il n'aurait sans doute jamais croisé la route de 007.
Dans Mourir peut attendre, le dernier James Bond de l'ère Daniel Craig, il incarne Primo, l'homme de main borgne et inquiétant de Safin. Avant cela, il tourne dans Banlieusards de Kery James et Leïla Sy, puis dans la série Les Sauvages de Rebecca Zlotowski. On le retrouve ensuite dans Mes frères et moi de Yohan Manca, sélectionné à Un Certain Regard, puis dans Athena de Romain Gavras, présenté à la Mostra de Venise. Il joue également dans La Ligne d'Ursula Meier, La Dernière Reine de Damien Ounouri et Adila Bendimerad, ou encore Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry. Chaque rôle lui permet de casser un peu plus les étiquettes.
Dali Benssalah puise dans son expérience de sportif de haut niveau la discipline et la ténacité qui le caractérisent. Sa jeunesse dans un quartier populaire de Rennes a nourri son regard sur les personnages en marge. Sa formation théâtrale, auprès de metteurs en scène comme Stanislas Nordey ou Olivier Py, lui a apporté une exigence très éloignée du cinéma d'action. Il aime autant le cinéma populaire que le cinéma d'auteur, et cela se ressent dans ses choix. Enfant, il rêvait d'être James Bond, un clin d'œil qu'il a plaisir à rappeler. Cette double culture, entre culture urbaine et théâtre exigeant, forge sa singularité.
Dali Benssalah joue avec une présence physique très forte, héritée de son passé de combattant. Il a un regard intense qui lui permet de dire beaucoup avec peu de mots. Sa formation théâtrale lui donne un sens précis de la diction et du rythme. Il peut être menaçant dans un film d'action, puis tout en retenue et en fragilité dans un drame social. Son jeu est instinctif mais toujours contrôlé, un équilibre rare chez un acteur de sa génération. Il aime les personnages ambigus, qui ne se laissent jamais enfermer dans une seule case.
Dali Benssalah a déjà croisé la route de plusieurs cinéastes importants. Louis Garrel lui a offert son premier grand rôle avec L'Homme fidèle. Rebecca Zlotowski l'a dirigé dans la série Les Sauvages, tandis que Romain Gavras lui a confié un rôle dans Athena. Il a aussi travaillé avec Yohan Manca, Ursula Meier, Jeanne Herry et Mabrouk El Mechri. À l'international, il a rejoint le plateau de Cary Joji Fukunaga pour Mourir peut attendre. En 2025, il franchit un cap en cosignant le scénario du court métrage Trois ans avec Mahir Guven.
Dali Benssalah ne fait pas de ses engagements un étendard médiatique. Il parle pourtant volontiers de son parcours de jeune issu d'un quartier populaire, pour montrer que les trajectoires sont moins figées qu'on ne le croit. Ses choix de films, comme Banlieusards, portent souvent un regard sur les quartiers et sur la jeunesse. Il est également attaché à la transmission, à travers son histoire de sportif reconverti dans l'art dramatique. Le passage à l'écriture avec Trois ans montre son envie de raconter lui-même des histoires. Aucun engagement associatif précis n'est, à ce jour, clairement documenté publiquement.