Dix ans après la libération des camps de concentration nazis, Alain Resnais explore les paysages apaisés mais hantés d'Auschwitz et de Majdanek. À travers une alternance poignante entre des images d'archives en noir et blanc et des plans contemporains en couleur, le film documente l'horreur de la machine concentrationnaire. Guidé par le texte implacable de Jean Cayrol, le spectateur est confronté à la réalité brute de la déportation, de l'arrivée des trains jusqu'à l'extermination de masse. Ce chef-d'œuvre pose une question essentielle sur la mémoire collective et le risque de l'oubli face à la barbarie humaine.