Réalisateur russe spécialisé dans l'animation familiale, Viktor Glukhushin débute sa carrière au sein de studios d'animation russes contemporains, où il travaille sur plusieurs séries et longs métrages destinés au jeune public. Il réalise notamment #МойСуперПапа en 2017, comédie d'animation familiale, avant de connaître un succès populaire important en 2022 avec Bouka, mon adorable monstre, relecture russe de l'univers du conte de fées mêlant princesse rebelle et créature effrayante au grand cœur, coécrit par Maksim Volkov et produit par Sergueï Selianov. Il signe la même année Casse-Noisette et la flûte magique, adaptation animée du conte classique. Il poursuit avec Marakuda en 2025, confirmant sa place de réalisateur d'animation régulièrement sollicité par les grands studios russes du secteur, notamment Skazka et STV. Il continue de développer des projets d'animation familiale destinés à un large public en Russie et à l'international.
Le cinéma d'animation occidental, en particulier les grandes productions Pixar et Disney dont la qualité visuelle est régulièrement comparée à ses propres films par la critique russe, constitue une référence explicite pour son travail sur Bouka, mon adorable monstre. Le folklore russe et les contes de fées traditionnels, revisités avec un ton contemporain et une touche d'humour, nourrissent une large partie de ses choix narratifs. Son travail au sein de studios spécialisés dans l'animation par ordinateur, comme Skazka, influence également l'esthétique en trois dimensions caractéristique de ses productions les plus récentes.
Glukhushin privilégie une animation en images de synthèse soignée, mêlant les codes de la comédie familiale occidentale à des éléments de folklore et d'humour russes. Il sait construire des récits d'apprentissage autour de personnages initialement opposés, comme la princesse capricieuse et le monstre solitaire de Bouka, mon adorable monstre, qui apprennent progressivement à se comprendre. Sa direction, pensée pour un large public familial, privilégie l'accessibilité et le divertissement musical, à travers des numéros chantés intégrés à la narration.
Viktor Glukhushin n'a pas été nommé aux Oscars, ses productions s'inscrivant principalement dans le circuit commercial de l'animation familiale russe plutôt que dans celui recherché par l'Académie américaine.
Maksim Volkov, scénariste et parfois coréalisateur, l'accompagne sur plusieurs de ses projets les plus marquants, notamment Bouka, mon adorable monstre. Le producteur Sergueï Selianov, figure majeure de l'industrie cinématographique russe à travers sa société STV, produit plusieurs de ses films d'animation. Il travaille également de façon suivie avec le studio Skazka, avec lequel il développe l'essentiel de sa filmographie récente.
L'apprentissage de la tolérance et l'amitié entre des personnages que tout semble opposer, qu'il s'agisse d'une princesse et d'un monstre ou d'êtres issus de mondes différents, structurent l'ensemble de sa filmographie d'animation. La réappropriation contemporaine et humoristique des contes de fées traditionnels, russes ou occidentaux, occupe également une place centrale dans son travail. La quête de liberté et d'émancipation, souvent incarnée par des personnages féminins refusant les conventions imposées, traverse enfin plusieurs de ses films les plus populaires.