Vendredi, 28 août 2026
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Vasili Chiginsky

Parcours

Né le 4 juin 1969 à Léningrad au sein d'une famille aux riches traditions cinématographiques, Vasili Chiginsky est le fils du réalisateur de films scientifiques et documentaires Valeri Chiguinski, artiste émérite de la RSFSR, et de l'actrice et artiste du doublage Galina Chiguinskaïa, elle-même artiste émérite de la RSFSR ; son grand-père Andreï Chiguinski figure quant à lui parmi les pionniers du cinéma soviétique, à la fois réalisateur et scénariste de cinéma et de théâtre. Scolarisé dans une école à orientation anglophone de Léningrad, il débute comme acteur de doublage dès l'âge de onze ans en 1978. Il commence sa carrière cinématographique en 1986 comme assistant réalisateur au studio Lennaoutchfilm, avant d'effectuer son service militaire de 1987 à 1989, puis d'intégrer en 1990 le VGIK, l'institut national de cinématographie, au sein de l'atelier de mise en scène du réalisateur Vladimir Naoumov, dont il sort diplômé en 1995. Il réalise son premier court métrage, Ya idu iskat, la même année, avant de codiriger avec Sergueï Snejkine le long métrage Krasny streptotsid en 2002. Il signe ensuite Zerkalnye voïny en 2005, contribue à l'anthologie Moscou, je t'aime en 2010, coréalise la série Naroujnoïe nabliudenie en 2012, puis le biopic Lev Iachine : le gardien de mes rêves en 2019, consacré au légendaire gardien de but soviétique.

Inspirations et Influences

Issu d'une lignée de trois générations de cinéastes, entre son grand-père pionnier du cinéma soviétique et son père documentariste scientifique, Vasili Chiginsky grandit baigné dans une culture cinématographique exigeante qui façonne durablement son regard de réalisateur. Sa mère, artiste de doublage reconnue, l'initie très tôt au métier en le faisant participer lui-même à des doublages dès l'enfance. Sa formation au VGIK auprès de Vladimir Naoumov, grande figure du cinéma soviétique et russe, nourrit également une exigence de mise en scène classique et rigoureuse qu'il conserve tout au long de sa carrière.

Style de réalisation

Vasili Chiginsky développe un cinéma populaire russe, alternant les registres entre le film de guerre, le thriller et le biopic sportif, comme en témoigne son travail sur Lev Iachine : le gardien de mes rêves. Son passage par la publicité et le clip musical dans les années 1990, où il tourne plus de deux cents spots pour la Russie et l'Ukraine, façonne un sens aigu de l'efficacité visuelle qu'il conserve dans ses œuvres de fiction. Sa polyvalence, entre long métrage, série télévisée et court métrage, révèle un cinéaste capable de s'adapter à des formats et des genres très variés.

Distinctions (Oscars, César, Palme d'Or...)

Il n'a pas à ce jour été distingué par les grandes cérémonies internationales telles que les Oscars, mais son biopic Lev Iachine : le gardien de mes rêves a connu un succès populaire notable en Russie, consacré à l'une des plus grandes légendes du football soviétique. Sa formation au VGIK, prestigieuse école de cinéma russe, constitue en elle-même une reconnaissance de son talent au sein de l'industrie cinématographique nationale.

Collaborateurs réguliers

Il codirige Krasny streptotsid avec le réalisateur Sergueï Snejkine. Il collabore également avec le réalisateur Andreï Djounkovski sur la série Morskoï patrouil 2, ainsi qu'avec plusieurs acteurs russes reconnus tels qu'Evgueni Diatlov, Ioulia Khlynina et Vitali Khaïev.

Thèmes récurrents

L'héroïsme sportif et les grandes figures populaires russes, incarnées par le gardien de but Lev Iachine, occupent une place centrale dans son travail le plus récent. La mémoire historique soviétique et russe, qu'il s'agisse de guerre ou de destin individuel exceptionnel, traverse également son œuvre. La transmission familiale du métier de cinéaste, héritée de trois générations d'artistes, complète enfin sa signature de réalisateur.

🎬 Filmographie (1)

👥 Acteurs associés

🎬 Anecdotes

Vasili Chiginsky est le fruit de trois générations de cinéastes : son grand-père Andreï Chiguinski fut l'un des pionniers du cinéma soviétique, son père Valeri Chiguinski réalisateur de films scientifiques et documentaires, et sa mère Galina Chiguinskaïa une actrice de doublage réputée, une lignée qui l'a conduit dès l'âge de onze ans à faire ses premiers pas devant le micro d'un studio de doublage.