Né le 31 août 1964 à Londres, Stephen Norrington débute sa carrière dans les effets spéciaux et les décors avant de passer à la réalisation avec Death Machine en 1994, film de science-fiction à petit budget. Il connaît une reconnaissance internationale majeure avec Blade en 1998, adaptation du personnage Marvel portée par Wesley Snipes, qui contribue à relancer durablement le genre du film de super-héros à Hollywood. Il poursuit avec La Ligue des gentlemen extraordinaires en 2003, adaptation du comics d'Alan Moore réunissant Sean Connery, dont le tournage particulièrement difficile marque la fin de sa carrière de réalisateur de long métrage. Il se retire depuis largement de l'industrie cinématographique.
Norrington revendique l'influence de la culture des comics et du cinéma d'horreur gothique pour Blade, qu'il aborde avec une esthétique sombre et stylisée mêlant action et vampirisme. Sa formation aux effets spéciaux nourrit directement son sens du spectacle visuel et de la conception de créatures. Il cite également l'influence du steampunk victorien pour La Ligue des gentlemen extraordinaires, univers visuel qu'il cherche à restituer avec ambition.
Sa mise en scène privilégie une esthétique sombre et stylisée, mêlant action chorégraphiée et atmosphère gothique, en particulier dans Blade, qui a durablement influencé le genre du film de super-héros. Il porte une attention particulière aux effets visuels et à la conception de créatures, héritée de sa formation technique. Sa direction reste marquée par un goût prononcé pour le spectacle visuel ambitieux, parfois au détriment de la cohérence narrative.
Stephen Norrington n'a pas reçu de récompense cinématographique majeure, son cinéma relevant essentiellement du divertissement de genre populaire plutôt que du registre recherché par les grandes cérémonies. Blade a néanmoins acquis une réputation culte et est aujourd'hui reconnu comme un film précurseur du genre du film de super-héros contemporain.
Il a travaillé avec Wesley Snipes sur Blade, collaboration marquante de sa carrière de réalisateur de cinéma de genre.
La lutte entre humanité et monstruosité intérieure, centrale à Blade, constitue le cœur de son cinéma le plus emblématique. L'esthétique gothique et le spectacle visuel ambitieux traversent également l'ensemble de sa filmographie limitée.