Mercredi, 26 août 2026
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Stéphanie Di Giusto

Parcours

Stéphanie Di Giusto naît en France et débute sa carrière dans le monde de la publicité, où elle réalise de nombreux films institutionnels avant de se consacrer pleinement au cinéma. Son premier long métrage, La Danseuse, sorti en 2016, retrace le destin de Loïe Fuller, pionnière de la danse moderne, et lui vaut une reconnaissance critique immédiate ainsi qu'une sélection au Festival de Cannes. Ce film révèle une cinéaste attachée à la représentation du corps et de la création artistique féminine, traitée avec une grande exigence visuelle. Elle poursuit avec Rosalie en 2023, drame consacré à une femme atteinte d'hypertrichose au dix-neuvième siècle, confirmant son attrait pour les destins de femmes hors normes confrontées au regard social. Di Giusto continue de développer des projets exigeants, marqués par une esthétique soignée et une grande sensibilité pour les parcours féminins singuliers. Son parcours illustre une transition réussie du monde de la publicité vers un cinéma d'auteur exigeant et personnel. Elle s'impose progressivement comme une voix singulière du cinéma français contemporain.

Inspirations et Influences

Di Giusto puise son inspiration dans les destins de femmes hors normes, souvent oubliées ou marginalisées par l'Histoire, qu'elle porte à l'écran avec une grande sensibilité. Elle s'inspire également des arts visuels et de la danse, disciplines qui nourrissent directement son travail sur le corps et le mouvement à l'écran. Son expérience dans la publicité a également affiné son sens de l'image et de la composition esthétique. Elle cite par ailleurs l'importance de la représentation de la différence physique et de son acceptation comme moteur narratif central de son travail. Cette inspiration, entre histoire des femmes et exigence visuelle, façonne l'ensemble de son œuvre.

Style de réalisation

Son style se caractérise par une grande exigence esthétique, héritée directement de son expérience dans la publicité et les arts visuels. Elle privilégie une mise en scène sensorielle, attentive au corps et au mouvement de ses personnages principaux. Sa direction d'acteurs cherche toujours une grande intensité émotionnelle, portée par des interprètes prêtes à un engagement physique important. Elle aime également soigner la texture visuelle de ses films, entre réalisme historique et onirisme assumé. Cette approche exigeante et sensible fait d'elle une réalisatrice remarquée du cinéma français contemporain.

Distinctions (Oscars, César, Palme d'Or...)

Stéphanie Di Giusto n'a pas encore reçu de récompense majeure de type Oscar ou César au cours de sa carrière de réalisatrice. La Danseuse a néanmoins été présenté à Un certain regard au Festival de Cannes en 2016, une reconnaissance importante pour ce premier long métrage. Rosalie a également été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux, confirmant la reconnaissance critique grandissante de son travail. Elle reste une réalisatrice suivie avec attention par la critique française et internationale.

Collaborateurs réguliers

Di Giusto a travaillé avec plusieurs actrices remarquées sur ses films, notamment Soko sur La Danseuse et Nadia Tereszkiewicz sur Rosalie. Elle collabore également de façon récurrente avec certains directeurs de la photographie partageant sa sensibilité esthétique forte. Ces collaborations témoignent de son exigence artistique constante dans le choix de ses interprètes et de ses équipes techniques.

Thèmes récurrents

La différence physique et son acceptation constituent le cœur de son œuvre de réalisatrice, présentes dans ses deux longs métrages à ce jour. Elle explore également fréquemment la création artistique féminine et ses obstacles sociaux, notamment à travers la figure de Loïe Fuller. Le regard social et ses violences envers les corps non conformes occupent aussi une place centrale dans sa filmographie. Enfin, l'émancipation par l'art et le mouvement traverse l'ensemble de son travail.

🎬 Filmographie (1)

👥 Acteurs associés

🎬 Anecdotes

Stéphanie Di Giusto a consacré plusieurs années de recherche à la figure de Loïe Fuller avant de réaliser La Danseuse, un travail de documentation approfondi qui témoigne de son attachement à rendre justice à des figures féminines oubliées par l'Histoire.