Né le 1er août 1976 à Bedford, en Angleterre, Kevin Gates se fait connaître au sein du cinéma d'horreur indépendant britannique avec la trilogie Zombie Diaries, entamée en 2006 avec The Zombie Diaries, récit d'une invasion zombie filmé sous forme de fausses images d'archives amateurs. Il poursuit avec World of the Dead : The Zombie Diaries 2 en 2011, qui approfondit l'univers post-apocalyptique installé dans le premier volet. En 2013, il change de registre avec The Paranormal Diaries : Clophill, docu-fiction tourné dans une véritable église en ruine de son Bedfordshire natal, mêlant témoignages réels et éléments scénarisés pour brouiller la frontière entre documentaire et fiction. Le film, présenté au festival FrightFest, s'inspire directement de légendes locales sur des rituels occultes que Gates entend depuis l'enfance. Il continue de développer des projets de genre à petit budget, entre found footage et docu-horreur, en s'appuyant sur une équipe fidèle issue de ses précédents tournages. Sa filmographie reste marquée par un attachement fort à l'ancrage local et à l'authenticité des lieux et des témoignages.
Gates cite explicitement le téléfilm britannique Ghostwatch, diffusé par la BBC en 1992, comme influence déterminante pour son goût du faux documentaire effrayant. Les émissions de téléréalité paranormale, comme Most Haunted ou Ghost Hunters, nourrissent également son approche, qu'il cherche à dépasser en apportant davantage de rigueur et d'authenticité à ses propres projets. Son ancrage dans le comté du Bedfordshire, et en particulier les légendes entourant l'église en ruine de Clophill qu'il fréquente depuis l'adolescence, constitue une source d'inspiration personnelle et durable.
Gates privilégie le format found footage et le faux documentaire, cherchant à brouiller délibérément la frontière entre réalité et fiction pour renforcer l'immersion du spectateur. Il construit ses films autour de dispositifs quasi expérimentaux, comme des enquêtes nocturnes filmées en temps réel avec des témoins et des équipes non informées du canevas fictionnel. Sa mise en scène reste modeste sur le plan technique, misant davantage sur l'ambiance et la crédibilité documentaire que sur les effets spéciaux.
Kevin Gates n'a reçu aucune distinction majeure de type Oscar ou César, ses films relevant du circuit indépendant et des festivals spécialisés dans le cinéma de genre comme FrightFest.
Michael Bartlett, coréalisateur et collaborateur de longue date, l'accompagne sur plusieurs de ses projets, notamment la trilogie Zombie Diaries et The Paranormal Diaries : Clophill. Une grande partie de l'équipe technique et des interprètes de ses films de zombies se retrouve également sur ses productions suivantes, formant un noyau de collaborateurs fidèles au sein du cinéma indépendant britannique.
L'apocalypse zombie et l'effondrement de la société britannique face à une menace incontrôlable structurent l'ensemble de sa trilogie initiale. La frontière trouble entre réalité et mise en scène, poussée jusqu'à tromper volontairement certains participants de ses tournages, constitue une signature récurrente de son travail. Les légendes locales et l'occultisme rural anglais, ancrés dans des lieux réels chargés d'histoire, reviennent également de façon marquée dans sa filmographie.