Jeudi, 27 août 2026
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Katell Quillévéré

Parcours

Née le 15 juillet 1980 à Vannes, Katell Quillévéré étudie le cinéma avant de débuter par des courts métrages remarqués en festival dans les années 2000. Elle signe son premier long métrage avec Un poison violent en 2010, drame initiatique sur l'éveil amoureux et spirituel d'une adolescente bretonne, salué au Festival de Venise. Elle poursuit avec Suzanne en 2013, fresque familiale sur trois décennies portée par Sara Forestier, qui confirme son sens de la narration sur la durée et des relations mère-fille complexes. Elle connaît une reconnaissance critique majeure avec Réparer les vivants en 2016, adaptation du roman de Maylis de Kerangal retraçant les vingt-quatre heures d'une transplantation cardiaque, saluée pour sa mise en scène sensible d'un sujet médical rarement traité avec autant de délicatesse. Elle poursuit depuis avec des projets pour le cinéma et la télévision, notamment la série L'Amour et les forêts en 2023.

Inspirations et Influences

Quillévéré revendique l'influence du cinéma d'auteur français contemporain pour son attention portée aux corps et aux sensations, en particulier dans son traitement de l'adolescence et de l'éveil du désir. Elle cite également l'influence de la littérature contemporaine pour son adaptation du roman de Maylis de Kerangal, qu'elle porte à l'écran avec un grand souci de fidélité au rythme et à la texture de l'écriture originale. Son attachement à la Bretagne, région de son enfance, nourrit également l'ancrage géographique de plusieurs de ses films.

Style de réalisation

Sa mise en scène privilégie une attention sensorielle et charnelle aux corps de ses personnages, cherchant à capter les sensations et les émotions au plus près de la peau plutôt que par une psychologie explicative. Elle affectionne les récits construits sur la durée, suivant l'évolution de personnages sur plusieurs années voire plusieurs décennies, comme dans Suzanne. Sa direction d'acteurs privilégie la sincérité et une forme de pudeur dans le traitement de sujets intimes ou douloureux.

Distinctions (Oscars, César, Palme d'Or...)

Réparer les vivants a été présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 2016 et a reçu plusieurs nominations aux César, saluant la qualité de son adaptation et de sa mise en scène. Suzanne avait auparavant reçu le prix Louis-Delluc du meilleur film ainsi que plusieurs nominations aux César en 2014. Un poison violent avait été salué par le prix du meilleur premier film au Festival de Venise en 2010.

Collaborateurs réguliers

Elle a retrouvé à plusieurs reprises le scénariste Mariette Désert, coautrice de plusieurs de ses films, ainsi que l'actrice Sara Forestier sur Suzanne. Elle collabore également de façon récurrente avec des producteurs issus du cinéma d'auteur français indépendant.

Thèmes récurrents

Le corps et ses transformations, qu'il s'agisse de l'éveil du désir adolescent ou de la transplantation d'organe, constituent le cœur de l'ensemble de son œuvre. Les liens familiaux, en particulier les relations mère-fille et père-fille, traversés par l'absence ou l'incompréhension, reviennent également de façon récurrente. Le temps long et la manière dont il transforme les êtres et leurs relations structurent enfin une grande partie de sa filmographie, de Suzanne à Réparer les vivants.

🎬 Filmographie (1)

👥 Acteurs associés

🎬 Anecdotes

Réparer les vivants s'appuie sur le roman à succès de Maylis de Kerangal, dont Katell Quillévéré a cherché à restituer au cinéma le rythme haletant et l'écriture presque musicale, un défi salué par la critique lors de la sortie du film. Suzanne a valu à Sara Forestier une nomination au César de la meilleure actrice, consacrant la collaboration entre la réalisatrice et l'actrice. Un poison violent, son premier long métrage, s'inspire en partie de sa propre adolescence bretonne et de son rapport à la religion catholique.