Jeudi, 27 août 2026
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Galder Gaztelu-Urrutia

Parcours

Né le 30 janvier 1974 à Bilbao, Galder Gaztelu-Urrutia se forme au cinéma et à la publicité avant de réaliser plusieurs courts métrages, dont La Casa del Lago en 2011. Il travaille également comme directeur de production sur des films espagnols comme Pelota II en 2015, accumulant une expérience technique solide avant de passer à la réalisation d'un long métrage. En 2019, il signe son tout premier film, La Plateforme, thriller dystopique et horrifique se déroulant dans une prison verticale où deux détenus par étage se partagent une nourriture distribuée de haut en bas sur une plateforme mobile. Diffusé sur Netflix en 2020, le film devient un phénomène critique et public international, salué pour sa mise en scène efficace et sa réflexion sociale sur le capitalisme et l'inégalité des ressources. Il obtient une nomination au Goya du meilleur réalisateur révélation pour ce coup d'essai. Cinq ans plus tard, il réalise La Plateforme 2 (2024), qui approfondit l'univers du premier film en explorant cette fois les mécanismes d'organisation collective entre prisonniers. Il travaille également sur Rich Flu (2024) et le projet Banquet, annoncé pour 2026.

Inspirations et Influences

Gaztelu-Urrutia cite la Divine Comédie de Dante comme l'une de ses influences littéraires majeures pour la construction verticale et allégorique de La Plateforme. Il évoque également L'Ange exterminateur de Luis Buñuel pour son huis clos absurde et sa critique sociale, Délicatessen de Jean-Pierre Jeunet pour son atmosphère macabre et grotesque, ainsi que Blade Runner de Ridley Scott et Taxi Driver de Martin Scorsese pour leur noirceur urbaine et leur regard sur la marginalité.

Style de réalisation

Le cinéaste développe un cinéma de genre ambitieux et allégorique, où un dispositif de science-fiction ou d'horreur sert de métaphore directe aux mécanismes du capitalisme et des inégalités sociales. Sa mise en scène, contrainte par un espace unique et vertical dans La Plateforme, transforme cette limitation en atout dramatique, jouant sur la répétition et la variation des situations à mesure que les personnages descendent dans la structure. Il n'hésite pas à recourir à une imagerie crue et parfois cannibale pour donner une forme viscérale à sa critique sociale, sans jamais renoncer à une véritable réflexion philosophique sous-jacente.

Distinctions (Oscars, César, Palme d'Or...)

Galder Gaztelu-Urrutia est nommé au Goya du meilleur réalisateur révélation pour La Plateforme, une reconnaissance remarquable pour un premier long métrage. Le film devient également l'un des plus grands succès internationaux de la plateforme Netflix lors de sa sortie en 2020, un phénomène amplifié par sa sortie en pleine pandémie mondiale.

Collaborateurs réguliers

L'actrice Alexandra Masangkay et l'acteur Iván Massagué, présents dans La Plateforme puis dans sa suite ainsi que dans Rich Flu, comptent parmi ses collaborateurs les plus réguliers. Gorka Zufiaurre l'accompagne également sur les deux volets de la saga La Plateforme.

Thèmes récurrents

La critique du capitalisme et des inégalités de répartition des ressources, incarnée par le dispositif vertical et allégorique de La Plateforme, constitue le motif central et unificateur de son œuvre. La survie collective face à l'individualisme et à l'égoïsme, ainsi que la possibilité d'une solidarité forcée entre inconnus, occupent également une place centrale dans ses deux films de la saga. Gaztelu-Urrutia s'intéresse enfin à la manière dont des structures oppressives peuvent être détournées, contournées ou combattues de l'intérieur par ceux qu'elles maintiennent en position de faiblesse.

🎬 Filmographie (1)

👥 Acteurs associés