Emily Hagins naît en 1992 à Austin, au Texas, et se passionne pour le cinéma dès son plus jeune âge. À l'âge de douze ans, elle réalise son premier long métrage, The Pathogen, un film de zombies qui attire l'attention des médias locaux et lui vaut une reconnaissance précoce. Elle devient la plus jeune réalisatrice à être programmée dans un festival de cinéma aux États-Unis. Elle continue à tourner des films d'horreur à petit budget tout en poursuivant ses études. Son œuvre, entre cinéma de genre et autofiction, traite souvent des angoisses adolescentes avec une sincérité désarmante. Elle est aujourd'hui une figure montante du cinéma indépendant américain, portée par une communauté de fans fidèles.
Emily Hagins s'inspire des films de zombies de George A. Romero, dont elle admire la critique sociale derrière le divertissement. Elle aime aussi le cinéma de John Carpenter, pour son sens du suspense et des atmosphères oppressantes. Le cinéma de Sofia Coppola, avec ses héroïnes solitaires, a influencé sa manière de filmer les jeunes adultes. Enfin, le film The Blair Witch Project l'a marquée par son approche lo-fi et documentaire.
Le style d'Emily Hagins est brut, énergique, avec une caméra souvent portée à l'épaule et un montage nerveux. Elle privilégie le réalisme des situations, même dans les contextes les plus fantastiques, et donne une grande importance à l'humour noir. Ses films ont un côté artisanal revendiqué, avec des effets spéciaux créés par ses soins, ce qui leur confère une authenticité rare. Elle sait aussi capter avec justesse les émotions de ses personnages, souvent des adolescents en crise.
Emily Hagins n'a pas reçu de grandes récompenses, mais elle a été nommée pour plusieurs prix dans des festivals de cinéma de genre, comme le Fantastic Fest d'Austin. Elle a également reçu un prix de la critique pour son film Grow Up, Tony Phillips. Sa carrière précoce a fait l'objet d'un documentaire, We Are the Road Crew, qui a été projeté dans plusieurs festivals.
Emily Hagins travaille souvent avec des amis d'enfance qui jouent dans ses films, créant une troupe de comédiens fidèles. Elle a une collaboration régulière avec le compositeur Joel Stacy, qui signe les musiques de ses films. Le monteur Aaron Gilchrist, également un ami, l'accompagne sur tous ses projets.
Les thèmes de l'adolescence, du passage à l'âge adulte, et de la quête d'identité traversent l'œuvre d'Emily Hagins. Elle aborde souvent la peur de l'inconnu, le sentiment d'être incompris, et les relations amicales complexes. Le cinéma de genre, notamment l'horreur, est pour elle un moyen d'explorer ces angoisses universelles.