Dorothée Sebbagh, réalisatrice française née en 1978, a commencé sa carrière dans le court métrage avant de se lancer dans le long métrage avec Une histoire banale (2014), un film poignant sur le viol et ses conséquences. Ce film, adapté de faits réels, a été salué pour son approche sensible et sans concession d'un sujet difficile. Sebbagh a ensuite réalisé La Fille de son père (2018), une comédie dramatique sur les relations familiales.
Sebbagh cite souvent Chantal Akerman et Claire Denis comme des influences majeures, notamment pour leur capacité à explorer les thèmes féminins et sociaux avec profondeur. Elle admire également le travail de Céline Sciamma pour son approche intime et poétique. Son engagement féministe influence également sa narration, axée sur les expériences et les luttes des femmes.
Son style se caractérise par une mise en scène épurée et une direction d'acteurs subtile. Sebbagh utilise souvent des plans fixes et des cadrages serrés pour créer une intimité avec le spectateur. Ses films sont portés par des performances authentiques et des dialogues percutants, qui explorent les émotions et les tensions sous-jacentes.
Une histoire banale a été nommé pour plusieurs prix, dont le Prix Louis Delluc pour le meilleur premier film. Bien que Dorothée Sebbagh n'ait pas encore remporté de César ou de Palme d'Or, son travail a été salué pour son courage et sa sensibilité.
Elle a collaboré avec l'actrice Isild Le Besco, qui a joué dans Une histoire banale, ainsi qu'avec la scénariste Marcia Romano. Le directeur de la photographie Pierre Cottereau a également travaillé sur plusieurs de ses projets.
Les thèmes de la violence, de la résilience, de la quête de justice et des relations familiales complexes sont récurrents dans son œuvre. Ses films explorent souvent les défis auxquels les femmes sont confrontées, ainsi que leur capacité à se reconstruire.