Né le 8 octobre 1961 à Argenteuil, Bourlem Guerdjou se fait d'abord connaître comme acteur au sein du cinéma français avant de passer à la réalisation à la fin des années 1990. Il signe son premier long métrage avec Vivre au paradis en 1998, drame retraçant le quotidien d'une famille algérienne immigrée dans un bidonville de la région parisienne au début des années 1960, salué pour son traitement rigoureux et sensible d'une réalité historique méconnue. Il poursuit avec Zim and Co en 2005, comédie sociale sur la jeunesse des quartiers populaires. Il continue de développer un cinéma social français attentif aux questions d'immigration et de précarité.
Guerdjou revendique l'influence du cinéma social français et de sa propre origine algérienne pour son attachement aux récits d'immigration et de précarité, thèmes centraux de Vivre au paradis. Il cite également l'influence du cinéma de banlieue des années 1990 et 2000 pour Zim and Co, qu'il aborde avec un mélange d'humour et de gravité sociale.
Sa mise en scène privilégie le réalisme social et une reconstitution soignée d'époque pour Vivre au paradis, cherchant à restituer avec justesse les conditions de vie difficiles des familles immigrées dans les bidonvilles français des années 1960. Il affectionne une direction d'acteurs sincère et une attention particulière portée aux dynamiques familiales et communautaires.
Bourlem Guerdjou n'a pas reçu de récompense cinématographique majeure de type César, mais Vivre au paradis a été salué par la critique française pour son traitement rigoureux et sensible d'un pan méconnu de l'histoire de l'immigration algérienne en France.
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L'immigration algérienne et ses conditions de vie précaires en France, en particulier dans les bidonvilles des années 1960, constituent le cœur de Vivre au paradis, son film le plus emblématique. La jeunesse des quartiers populaires et ses difficultés sociales traversent également Zim and Co.