Né le 19 octobre 1984 à Tbilissi, en Géorgie, Aleksandre Koberidze étudie d'abord la microéconomie puis la production cinématographique à l'Académie du cinéma et du théâtre de Tbilissi, avant de s'installer à Berlin en 2009 pour étudier la réalisation à la Deutsche Film- und Fernsehakademie. Son premier long métrage, Let the Summer Never Come Again (2017), tourné avec un téléphone portable, remporte le Grand Prix de la compétition internationale du festival FIDMarseille. En 2021, son second long métrage, Que voit-on quand on regarde le ciel ?, une romance empreinte de réalisme magique tournée à Koutaïssi, est sélectionné en compétition à la Berlinale et remporte le prix de la critique internationale FIPRESCI. Il poursuit avec Dry Leaf (2025), présenté également dans de grands festivals internationaux.
Aleksandre Koberidze explique que l'ensemble de son cinéma cherche à capturer une forme de miracle, en intégrant le merveilleux et le fantastique au cœur du quotidien plutôt qu'en les en séparant, une approche nourrie par son goût pour le football, en particulier Lionel Messi, qu'il évoque comme une source d'émerveillement comparable au cinéma.
Son cinéma se distingue par une temporalité étirée et contemplative, une attention minutieuse portée aux passants et aux détails du quotidien urbain, et un usage ludique de la voix off qui rapproche sa mise en scène des formes du conte et du cinéma muet primitif.
Let the Summer Never Come Again remporte le Grand Prix de la compétition internationale au festival FIDMarseille en 2017. Que voit-on quand on regarde le ciel ? est sélectionné en compétition à la Berlinale 2021, où il remporte le prix FIPRESCI, ainsi que le prix du meilleur scénario au Festival international du film de Chicago et le Prix spécial du jury au Festival de Mar del Plata.
Le réalisateur et acteur Julian Radlmaier, rencontré pendant ses études à Berlin, l'a dirigé comme acteur dans plusieurs de ses propres films, dont Selbstkritik eines bürgerlichen Hundes et Blutsauger.
Le merveilleux surgissant au cœur du quotidien, les histoires d'amour contrariées par un événement surnaturel, et l'observation patiente de la vie urbaine géorgienne traversent l'ensemble de son œuvre.