Dans un futur proche où la stérilité masculine s'est généralisée, la survie de l'espèce humaine repose désormais sur la capacité des hommes eux-mêmes à porter des enfants grâce à une avancée médicale révolutionnaire. Le film adopte le ton du docu-fiction pour explorer, avec un humour grinçant, le bouleversement social que provoquerait un tel renversement des rôles entre les sexes. À travers plusieurs témoignages et situations cocasses, la comédie interroge la place de chacun face à cette hypothèse aussi saugrenue que révélatrice des rapports hommes-femmes. Le récit s'amuse des réactions contrastées de la société face à cette perspective inédite de grossesse masculine.
XY, drôle de conception n'est pas tiré d'un livre mais d'un scénario original du réalisateur Jean-Paul Lilienfeld, construit sur le mode du docu-fiction pour imaginer avec humour les conséquences sociales d'une hypothétique capacité des hommes à porter des enfants. L'idée du film est née de la volonté de Lilienfeld de renverser les rapports de genre traditionnels pour mieux en révéler les absurdités et les injustices, en s'appuyant sur un postulat de science-fiction volontairement grotesque traité avec le sérieux d'un documentaire. Le réalisateur a choisi le format du faux reportage, alternant témoignages fictifs et scènes de comédie, pour ancrer son propos satirique dans une forme de vraisemblance propre à renforcer l'effet comique de la démonstration. Ce parti pris formel permettait à Lilienfeld d'aborder des questions de société comme la charge de la grossesse et de la parentalité sous un angle inédit et provocateur pour le cinéma français des années 1990.
Les critiques ont salué l'originalité du postulat et l'audace formelle du film, qui adopte le ton du docu-fiction pour traiter avec humour d'un sujet de société inversé, celui de la grossesse masculine. Plusieurs observateurs ont souligné la pertinence satirique de la démarche, capable de révéler par l'absurde les inégalités persistantes entre hommes et femmes face à la parentalité. D'autres ont toutefois jugé le format parfois inégal, certains sketches fonctionnant mieux que d'autres au sein de la structure du film. Le public français a réservé un accueil confidentiel mais curieux au film lors de sa sortie en 1996, séduit par l'originalité de son postulat inhabituel pour une comédie française de cette époque. Le film a depuis conservé un statut de curiosité culte auprès des amateurs de comédies satiriques françaises des années 1990, régulièrement redécouvert pour son traitement avant-gardiste des questions de genre. XY, drôle de conception n'a pas été distingué par de récompense cinématographique majeure à sa sortie, mais demeure une référence occasionnellement citée dans les discussions sur la représentation satirique des rapports de genre au cinéma français.
Jean-Paul Lilienfeld a construit son scénario autour d'un postulat de science-fiction volontairement grotesque, celui de la grossesse masculine généralisée, afin de mieux révéler par l'absurde les inégalités persistantes entre hommes et femmes face à la parentalité. Le choix du format docu-fiction, alternant fausses interviews et scènes de comédie, a nécessité un important travail d'écriture pour maintenir un équilibre crédible entre le sérieux apparent du dispositif documentaire et l'humour satirique recherché par le réalisateur.
Le film explore l'inversion des rôles de genre traditionnels autour de la parentalité et de la grossesse, en imaginant un monde où les hommes doivent assumer physiquement cette charge historiquement dévolue aux femmes. Il interroge également les inégalités sociales entre les sexes à travers ce dispositif satirique, ainsi que la manière dont la société s'adapterait, ou résisterait, à un tel bouleversement biologique et culturel.
Le film se conclut sur un état des lieux satirique de cette société bouleversée par la grossesse masculine, où les hommes ont dû apprendre à composer avec une réalité biologique et sociale qui leur était jusque-là totalement étrangère. Cette conclusion, fidèle à l'esprit du docu-fiction, ne propose pas de résolution dramatique classique mais plutôt un instantané ironique des tensions et des ajustements provoqués par ce renversement des rôles traditionnels.
Le titre XY, drôle de conception joue sur le double sens du mot « conception », qui désigne à la fois l'acte de procréation biologique au cœur du postulat du film et la vision ou l'idée que l'on se fait du monde, tandis que XY renvoie aux chromosomes masculins désormais capables, dans cette fiction, de porter la vie.
Jean-Paul Lilienfeld a poursuivi depuis une carrière de réalisateur marquée par des œuvres au ton souvent provocateur et satirique, confirmant son goût pour les sujets de société traités par le biais de dispositifs formels originaux.
Les amateurs du film pourront se tourner vers Junior, comédie américaine mettant également en scène une grossesse masculine incarnée par Arnold Schwarzenegger, ou vers d'autres comédies satiriques françaises jouant sur l'inversion des rôles de genre pour mieux interroger les rapports hommes-femmes.