Dimanche, 12 juillet 2026
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We want sex equality

We want sex equality

2010 Royaume-Uni
Synopsis

Au printemps 1968, Rita O'Grady, ouvrière dans l'usine automobile Ford de Dagenham, dans la banlieue de Londres, découvre avec ses collègues qu'elles sont bien moins payées que leurs homologues masculins pour un travail pourtant classé comme qualifié. Soutenue par le délégué syndical Albert Passingham, Rita décide de mener une grève illimitée pour obtenir l'égalité salariale entre hommes et femmes. Ce mouvement, d'abord local, va rapidement prendre une ampleur nationale et pousser jusqu'à la ministre de l'Emploi Barbara Castle à intervenir personnellement dans le conflit.

Genèse du film

We Want Sex Equality porte à l'écran l'histoire authentique de la grève des 187 ouvrières couturières de l'usine Ford de Dagenham, survenue en 1968 et à l'origine de l'Equal Pay Act britannique de 1970. Le réalisateur Nigel Cole, qui avait grandi dans la région de Dagenham à l'époque même de la grève, a été spécifiquement choisi par les producteurs pour cette proximité personnelle avec les événements. Bien que le film s'inspire de faits et de personnages réels, l'équipe scénaristique a choisi de créer le personnage central de Rita O'Grady de toutes pièces, jugeant impossible de s'appuyer sur une seule des véritables ouvrières pour incarner l'ensemble du mouvement.

Critiques et réception

Le film reçoit un accueil très favorable de la critique, obtenant 80 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes et une note de 3,7 sur 5 sur AlloCiné. La presse salue une grève mythique portée par une bande d'actrices formidables emmenées par une Sally Hawkins volontaire et émouvante, la comparant à des classiques du cinéma social britannique comme Les Virtuoses ou The Full Monty. Plusieurs observateurs saluent également la reconstitution impeccable de l'époque et le sens de la complexité des situations, tout en reprochant au film un didactisme parfois trop appuyé et des personnages secondaires un peu trop caricaturaux. Le public se montre également très réceptif à cette chronique sociale portée par des personnages féminins attachants et déterminés.

Anecdotes de tournage

Le mouvement de grève des ouvrières fut surnommé par la presse britannique de l'époque "l'armée des jupons", en écho au mouvement des suffragettes qui l'avait précédé. Une des banderoles portées par les grévistes lors d'une manifestation s'est mal déployée, ne laissant apparaître que les mots "We want sex", un slogan qui avait alors enthousiasmé les passants avant d'être corrigé, donnant son titre au film. Barbara Castle, la ministre de l'Emploi, avait réellement rencontré les ouvrières de Dagenham le 28 juin 1968, une entrevue ayant directement débouché sur l'augmentation de leurs salaires.

Thèmes abordés

Le film explore l'émancipation féminine et la lutte pour l'égalité salariale, la solidarité ouvrière face à un système patriarcal, les tensions au sein du couple provoquées par l'engagement militant d'une épouse, ainsi que le courage de femmes ordinaires capables de changer le cours de l'Histoire.

⚠️ Attention : cette section révèle les éléments majeurs de l'intrigue.

Explication de la fin

Le film s'achève sur la victoire des grévistes, dont la mobilisation aboutit à l'adoption de l'Equal Pay Act de 1970, la première loi britannique consacrant l'égalité salariale entre hommes et femmes, un dénouement fidèle à l'issue réelle de cette lutte syndicale historique.

Signification du titre

Le titre français reprend le slogan né d'un accident de banderole mal déployée lors d'une manifestation des ouvrières, "We want sex" devenant par erreur "We want sex equality" une fois complété, un hasard de circonstance resté dans l'Histoire comme symbole du mouvement.

Films Similaires

Les Virtuoses (1996, Mark Herman) et The Full Monty (1997, Peter Cattaneo), deux autres comédies dramatiques britanniques centrées sur une lutte collective de la classe ouvrière.