Wayne Campbell et son éternel complice Garth Algar animent désormais leur célèbre émission de télévision locale depuis un studio professionnel. Un soir, Wayne fait un rêve mystérieux dans lequel Jim Morrison lui ordonne d'organiser un gigantesque festival de rock baptisé Waynestock. Accompagnés de leurs amis déjantés, les deux compères se lancent dans cette aventure improbable tout en affrontant un séduisant producteur qui tente de séduire Cassandra. Entre quiproquos, parodies de films et rock'n'roll, la mission s'annonce particulièrement mouvementée.
Suite au succès planétaire et totalement inattendu du premier opus, les studios Paramount ont immédiatement commandé une suite pour capitaliser sur l'engouement du public. Mike Myers s'est remis à l'écriture avec la ferme intention de pousser encore plus loin les curseurs de l'absurde et des références culturelles. L'inspiration principale est venue de la mythologie du rock des années 60 et 70, notamment le festival de Woodstock et les figures iconiques de la musique. Le réalisateur Stephen Surjik a succédé à Penelope Spheeris derrière la caméra, avec pour mission de conserver l'énergie punk et irrévérencieuse du duo. L'idée originelle était de parodier les suites hollywoodiennes tout en offrant une véritable lettre d'amour aux fans de rock.
La critique professionnelle s'est montrée un peu plus réservée que pour le premier film, pointant du doigt un effet de surprise forcément moins percutant. Si certains journalistes ont regretté une structure narrative répétitive, la majorité a néanmoins salué l'efficacité des nouvelles parodies cinématographiques. L'abattage comique du duo principal et l'intégration de Christopher Walken en méchant cynique ont été accueillis avec beaucoup d'enthousiasme par la presse spécialisée.
Le public de fidèles a répondu présent, même si le film n'a pas tout à fait réitéré l'exploit commercial du premier volet au box-office mondial. Les amateurs de l'humour de Mike Myers ont savouré les nouvelles répliques cultes et les caméos mémorables de stars de la musique comme Aerosmith. Le film a rapidement acquis un statut de suite hautement estimée, complétant parfaitement l'univers décalé des deux animateurs de banlieue.
Du côté des récompenses, le film a été nommé dans plusieurs catégories mineures lors des MTV Movie Awards de 1994, notamment pour le meilleur duo à l'écran. Bien qu'il n'ait pas décroché de statuettes prestigieuses, l'accueil des fans lors de ces cérémonies populaires a confirmé la place solide que la franchise occupait dans le cœur des adolescents de l'époque.
Le nouveau réalisateur Stephen Surjik a voulu accentuer l'aspect parodique du film en reconstituant fidèlement des scènes cultes du cinéma comme "Le Lauréat" ou "Jurassic Park". Il s'est inspiré du style visuel des grands clips musicaux de MTV pour donner au festival Waynestock une envergure impressionnante. L'esthétique générale reste volontairement colorée et fidèle à la culture skate et rock des années 90.
La production a connu d'importantes tensions en coulisses, notamment en raison du perfectionnisme extrême de Mike Myers qui réécrivait régulièrement les scènes à la dernière minute. Le calendrier de tournage était particulièrement serré pour caler les disponibilités des nombreux groupes de rock et invités prestigieux qui apparaissent à l'écran. L'équipe a dû faire preuve d'une organisation militaire pour monter le décor du festival dans les temps impartis.
Une scène particulièrement célèbre montre Garth se lancer dans un solo de batterie endiablé pour séduire une femme dans un bar. Dana Carvey a réellement interprété ce solo lui-même, étant un batteur émérite dans la vraie vie, ce qui a stupéfait l'équipe technique présente sur le plateau. Le réalisateur a simplement laissé tourner la caméra pour capter la performance brute et la réaction authentique des figurants.
Le casting du méchant a été un coup de maître pour la production qui a réussi à engager Christopher Walken pour jouer le rôle du manager véreux Bobby Cahn. Sa présence magnétique et son sérieux imperturbable contrastent magnifiquement avec la folie ambiante des héros. De plus, le caméo de Charlton Heston dans son propre rôle a été négocié à la dernière minute, ajoutant une touche de surréalisme mémorable au film.
Le film explore le passage difficile à l'âge adulte et la peur de perdre sa passion de jeunesse face aux responsabilités professionnelles. Il traite également de la jalousie au sein du couple et de la confiance nécessaire pour surmonter les tentations du succès. L'amitié indéfectible entre Wayne et Garth reste le pilier central du récit, résistant à toutes les épreuves. Enfin, le long-métrage célèbre la culture rock comme un espace de liberté et de communion fraternelle.
Après d'innombrables galères logistiques, le festival Waynestock a enfin lieu et s'avère être un immense succès populaire grâce à l'apparition surprise d'Aerosmith. Wayne parvient à reconquérir Cassandra juste à temps, interrompant son projet de mariage arrangé dans une parodie hilarante du film "Le Lauréat". La scène finale montre nos deux héros s'adresser directement aux spectateurs pour les remercier, avant de repartir vers de nouvelles aventures absurdes. Tout est bien qui finit bien dans le monde merveilleux du rock'n'roll.
Le titre s'inscrit dans la pure tradition des suites hollywoodiennes en ajoutant simplement le chiffre deux au nom de la franchise. Il rappelle que l'action tourne toujours autour de l'univers mental et médiatique de Wayne Campbell. C'est la promesse d'un retour dans le monde délirant de ce personnage devenu une icône de la pop-culture.
La bande originale du film bénéficie d'une mention spéciale tant elle rassemble la crème du rock et du hard rock de l'époque. Avec des morceaux d'Aerosmith, de Robert Plant et des parodies savoureuses, l'album a été un énorme succès commercial, prolongeant l'expérience musicale du film dans les lecteurs CD des fans.
Le film est régulièrement célébré lors des anniversaires de la franchise à travers des éditions de collections en Blu-ray. Les répliques des deux compères continuent d'alimenter les mèmes sur internet, prouvant la pérennité de cet humour typique des années 90.