Dans un futur lointain, la Terre est devenue une immense décharge désertique abandonnée par les humains. WALL-E, un petit robot compacteur de déchets, est le dernier à fonctionner et passe ses journées à nettoyer la planète en collectionnant les objets curieux. Sa routine solitaire est bouleversée par l'arrivée d'EVE, une sonde robotique ultra-moderne envoyée pour chercher des signes de vie végétale. Tombé éperdument amoureux d'elle, WALL-E va la suivre à travers la galaxie dans une aventure qui va sceller le destin de l'humanité.
L'idée de départ a germé lors d'un célèbre déjeuner en 1994 entre les pionniers des studios Pixar, dont Andrew Stanton, John Lasseter et Pete Docter, où furent également évoqués les pitchs de Toy Story et Le Monde de Nemo. La question originelle était simple et poignante : et si l'humanité devait quitter la Terre et que quelqu'un oubliait d'éteindre le dernier robot ? Le réalisateur s'est grandement inspiré du cinéma muet, notamment des chefs-d'œuvre de Charlie Chaplin et Buster Keaton, pour concevoir des personnages capables de transmettre une immense palette d'émotions sans prononcer un seul mot intelligible. Le projet a nécessité plusieurs années de recherche pour parfaire le design mécanique et l'animation des robots.
La critique professionnelle s'est montrée dithyrambique, qualifiant unanimement le film de chef-d'œuvre de l'animation et saluant l'audace de sa première demi-heure presque totalement dénuée de dialogues. Les thématiques écologiques et la poésie de la romance robotique ont été encensées par la presse mondiale. Le public de tous âges a réservé un accueil triomphal au film, qui a généré des recettes colossales au box-office planétaire. Le long-métrage est devenu un véritable phénomène culturel. Du côté des récompenses, le film a raflé l'Oscar du meilleur film d'animation ainsi que le Golden Globe équivalent, s'offrant même le luxe d'une nomination aux Oscars dans la catégorie du meilleur scénario original.
Pour concevoir les bruitages uniques des robots, le légendaire designer sonore Ben Burtt a créé des milliers de sons personnalisés en utilisant des objets du quotidien et des technologies obsolètes. Les animateurs de Pixar ont passé des mois à étudier de vrais robots industriels et ont même visité des décharges pour comprendre comment la lumière se reflétait sur les détritus et le métal rouillé. Une grande difficulté technique résidait dans l'animation des yeux de WALL-E, qui devaient exprimer toute sa sensibilité sans posséder de sourcils ou de bouche. Concernant la distribution vocale, la voix d'EVE a été générée à partir d'un logiciel audio modifié par l'équipe technique elle-même.
Le film aborde de front l'écologie, la surconsommation de masse, la gestion des déchets à l'échelle planétaire et les dérives de l'obsession technologique menant à la sédentarité humaine. Il célèbre également l'amour pur, la persévérance et le réveil de la conscience collective.
La fin montre le vaisseau Axiom revenir enfin sur Terre grâce au courage de WALL-E et EVE qui ont réussi à préserver la petite plante verte. Les humains réapprennent à marcher sur le sol de leur planète natale et s'allient aux robots pour cultiver la terre et rebâtir une civilisation éco-responsable, tandis que WALL-E retrouve sa mémoire et scelle son union avec EVE.
Le titre est l'acronyme de 'Waste Allocation Load Lifter: Earth-Class' (en français : Monte-charge de Déchets de Classe Terrestre), définissant la fonction utilitaire initiale du petit robot.
La bande originale de Thomas Newman est sublimée par l'utilisation iconique de chansons de la comédie musicale 'Hello, Dolly!', apportant un contraste nostalgique et poétique saisissant avec l'univers futuriste.
En 2021, le film a eu l'honneur d'être sélectionné par la Bibliothèque du Congrès pour être conservé au National Film Registry en raison de son importance culturelle et historique.
Le Géant de fer, Short Circuit, E.T. l'extra-terrestre, Interstellar.