Perdu dans les montagnes, le petit village de Saint-Loin-la-Mauderne est frappé par la crise et la désertification. Pour relancer l'usine locale et obtenir des fonds européens, les habitants doivent convaincre un médecin de s'installer. Une mission délicate qui va révéler l’ingéniosité — et parfois la maladresse — d’une communauté prête à tout pour sauver son avenir.
Un village presque parfait est le premier long-métrage de Stéphane Meunier, réalisateur de nombreux téléfilms. Il s’inspire librement du film québécois La Grande Séduction (2003), transposant son récit dans un contexte rural français pour aborder la problématique actuelle de la désertification médicale. L’idée était de créer une comédie chaleureuse mettant en lumière la solidarité et l’ingéniosité des petites communautés face à l’adversité.
Les critiques ont globalement salué le film pour son ton bon enfant et son casting de qualité, même si certains ont trouvé le scénario un peu convenu. La performance de Didier Bourdon et Lorànt Deutsch a été particulièrement appréciée pour sa complicité naturelle.
Le public a bien accueilli cette comédie feel-good, qui a attiré près de 500 000 spectateurs en France. Son humour sans vulgarité et son message sur la solidarité ont touché un large public familial.
Le film n’a pas remporté de récompenses majeures, mais il a été nommé dans quelques cérémonies secondaires pour son interprétation et sa réalisation.
Stéphane Meunier, pour la bande-son, avait initialement envisagé d’utiliser des morceaux de musique country américaine pour renforcer le côté « western » de l’histoire, avant de se tourner vers une composition originale plus européenne.
Le tournage s’est déroulé dans les Hautes-Pyrénées, dans des conditions parfois difficiles dues à la météo capricieuse en montagne, ce qui a ralenti la production.
Pour la scène où les villageois simulent un match de football, de nombreux habitants du coin ont été recrutés comme figurants, apportant une authenticité au film.
Il n’y a pas d’information publique sur un casting initialement prévu différent de celui de la version finale.
Le film explore la solidarité communautaire, la résistance face à la désertification des territoires ruraux et l’importance du lien social. Il aborde aussi, avec humour, la manipulation et les petits arrangements avec la vérité pour atteindre un but jugé noble.
Le film se conclut sur une note positive et ambiguë. Le médecin, ayant découvert la supercherie des villageois, choisit finalement de rester, non pas pour l’argent, mais parce qu’il a trouvé une vraie place au sein de la communauté. La fin souligne que la sincérité et les liens humains ont finalement triomphé de la manipulation initiale.
Le titre Un village presque parfait est ironique. Il fait référence à l’image idéalisée que les villageois veulent donner d’eux-mêmes pour attirer le médecin, une image de perfection qui cache en réalité leurs défauts, leurs secrets et leurs manigances. Le mot « presque » souligne cet écart entre l’apparence et la réalité.
Aucune actualité récente n'est à signaler pour ce film.
La Grande Séduction (2003), Bienvenue chez les Ch'tis (2008), Le Grand Restaurant (1966)